
C’est vrai que ça nous manquait, tiens, Angelina Jolie en action girl prête à tout exploser pour qu’on arrête de lui courir sur le haricot. Le résultat est Salt, film d’espionnage qui divise gentiment des spectateurs amoureux et une presse indulgente.
Y aurait-il de l’hypnose là-dessous ? Le fait est que nos cityreporters ne tarissent pas d’éloges sur une "Angelina en super forme" (patoushka), qui "brille" de milles feux (alain_sollier) dans ses collants moulants de "James Bond féminin" (polo14). Guère de bémols, donc, et l’assurance, selon islander, de passer un "bon moment".
Sont-ce les collants ? Toujours est-il, qu’"Angie tire son épingle du double jeu" pour Elle comme pour Le Monde qui "rallume la guerre froide" juste pour ses beaux yeux. "Sans grande inspiration", le film n’est donc qu’un véhicule pour cette star "hypersexuelle" (Les Inrocks). C’est déjà Salt.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Tout cela est parfaitement invraisemblable, mais ce n’est rien de dire qu’Angie tire son épingle du double jeu. Sexy et palpitant.
L'autre aspect intéressant ou exotique de Salt , c'est qu'il réveille la bonne vieille guerre froide au moment où l'Administration de Washington a renvoyé à Moscou dix espions russes, accusés d'être des "cellules dormantes". Une coïncidence qui dope le scénario parfois fantaisiste de Kurt Wimmer, où tout est axé en priorité sur le spectacle et le combat d'une superhéroïne seule contre tous.
Angelina Jolie rallume la guerre froide à elle seule[...]Brouillages de pistes destinés à nous faire douter jusqu'au bout de la véritable identité de cette superwoman qui joue les agents doubles d'un camp l'autre, et coup de théâtre final : Salt est de ces spectacles qui se savourent comme on lit un bon polar.
Un thriller cousu main, mais sans grande inspiration, pour l'actrice n°1 du box-office US, mi-wonder woman, mi-super-maman.[...]Sorte de Tom Cruise au féminin (avec moins de génie et d’autoconscience, tout de même), elle est sans cesse sur la brèche, à la fois hypersexuelle et sans identité claire (elle se grime en homme), glisse sur les obstacles (remember Lara Croft) tout en leur offrant un visage torturé.Vivement que quelqu’un lui offre son Eyes Wide Shut.
Dans un déluge de tôles froissées et de déflagrations diverses, on en revient vite à un thriller conventionnel, mené par « l'artificier » de Jeux de guerre et Danger immédiat. Angelina Jolie, elle aussi, délaisse l'ambiguïté, de plus en plus efficace, de moins en moins expressive.