Déposé par chaplinphile le 18/01/2008
Les comédiens (avec en tête Michael Shannon, découvert dans Bug-quelle gueule !) sont tous d'une très grande justesse, le réalisateur sait créer des climats et a une très bonne maîtrise, à des moments j'ai même pensé à Terrence Malick... En revanche, le scénario, après un démarrage prometteur, devient un peu simpliste. Malgré tout c'est assez prenant, mais un meilleur scénario aurait surement donné un très grand film...
Déposé par corrio le 06/01/2008
Une tragédie shakespearienne à England, à 30 km de Little Rock, dans l'Arkansas, au milieu des champs de coton. L'Amérique des petites gens du sud. 3 frères ont été abandonnés par leur père alcoolique et élevés par leur mère dans la haine de ce dernier. Le père, après s'être arrêté de boire, est devenu, comme GWB, son voisin du Texas, un "bon" chrétien dévot et il a eu 4 autres fils avec une autre femme. A sa mort, les passions se déchaînent entre les demi-frères. Jeff Nichols, le réalisateur, est un jeunot de 29 ans, originaire de l'Arkansas. Son film se déroule sur un rythme assez lent, mais très tendu. A 3 ou 4 reprises, la violence se déchaîne : intelligemment, le réalisateur ne fait durer ces scènes qu'un temps très court, de l'ordre de la minute. Par ailleurs, il fait chaud, on glandouille, on boit des bières, on essaye de réparer un tracteur, on joue un peu au basket-ball, on parle mariage. Il arrive même qu'on meurt ! Un premier film prometteur.
Déposé par sigers33 le 05/01/2008
Que l'on est loin du cinéma d'Hollywood avec ses strass et ses paillettes. Là, nous avons du très bon cinéma indépendant américain, sans concession. Brut, tragique. Pourtant dans cette Amérique lointaine, aux contrées comme l'Arkansas, dans ce bled paumé, il y a ce malaise persistant de cette fratrie qui va se déchirer. Peu de dialogues, a peine minaudé. Ils sont comme çà, les bouseux du coin. Ils vont agir, sans état d'âme.
Ce qui me gêne malgré tout, c'est cette Amérique puritaine, contre l'avortement, cette haine envers les différences, qui va effacer justement ces différences par les armes. Cà me rappelle le très beau Easy Rider. Mais ne vous attendez pas à de actions spectaculaires. Tout est en retenue avec une réelle épaisseur sans pour autant sacrifier la complexité des sentiments.