Déposé par zebuto le 23/06/2006
La difficulté de vivre, de grandir, d'aimer quand de surcroit le quotidien n'est pas rose. Et malgré tout, au milieu des dégats, des échecs, des naufrages, certains, ceux qui donnent et qui peut-être espèrent le mieux, parviennent à glaner des moments presque heureux. Un film bien interprété, simple, peut-être humain. Notre existence à tous.
Déposé par corrio le 08/05/2006
Ce film tchèque est le prototype du film Arte que, bien souvent, on arrête de regarder au bout de 10 minutes : le petit écran, les sous-titres difficiles à lire, l'action qui commence piano-piano. Seulement voilà, au cinéma, c'est différent : on reste et on s'attache. Et, au bout du compte, on finit par aimer. Ici, la peinture d'une micro société d'une petite ville industrielle tchèque finit par faire penser au meilleur Ken Loach ou aux frères Dardenne, avec des personnages, certains très sympathiques, d'autres beaucoup moins, mais tous très attachants.
Déposé par LVentriloque le 23/04/2006
Un rien de cacophonie ferait penser à Kusturica au départ de l'histoire, pour illustrer l'impasse ou les amours contrariés : chansons, danses, fumette et alcool, en arrière-plan de cheminées industrielles (je trouve, tout de même, que le jeune amoureux transi de Monika aurait pu être plus attirant physiquement et qu'ils sont tous bien bons de laisser la jeune mère désaxée reprendre ses rejetons un beau jour, elle n'a plus qu'à recommencer !). Il n'en reste pas moins que cette collectivité sait s'accommoder d'une vie rude, exemple de la maison à toit percé, où il pleut des cordes, avec une occupante revenue de tout, si indulgente... Donc, ces braves gens s'engueulent, s'embrassent, s'entraident, en tous cas personne ne reste croupir tout seul. Les projets sont plus ou moins menés à bien... Des moments frais, comme familiers, la petite poésie de tous les jours, une mère qui incite sa fille désemparée à tenter l'Amérique, ou ces deux bébés réprimandés par leur mère dépassée et qui braillent en même temps, ou encore la scène du bateau avec leurs deux protecteurs. C'est en plein "à chaque jour suffit sa peine"... Que penser du symbole de ce chien qui court après le train d'où Monika se retourne en souriant pour le regarder ?