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SYNTHÈSES CINÉFIL : LA PRESSE EN PARLE, LES INTERNAUTES AUSSI

  
Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
 


Décidément, les années 70 reviennent en force cet automne. Après le dyptique Mesrine et un biopic sur Coluche, Stella propose de revisiter cette époque avec un regard plus intimiste et nostalgique. Pari gagné, puisque la presse et les internautes sont enthousiastes.

Les Inrockuptibles évoquent "un très beau film à fleur de peau", quand Libération salue "un hommage bienvenu à une culture voire une civilisation populaire". La rédaction de L’Express a, quant à elle, apprécié la mise en scène "impeccable, ni misérabiliste, ni ostentatoire" de Sylvie Verheyde.

Les internautes sont pour la plupart sous le charme de cette "plongée drôle et bouleversante" dans le Paris des 70’s (ellipse 13) qui constitue "une belle leçon d’espoir et d’amitié" (maried5). C’est d’ailleurs islander qui résume le mieux le sentiment général : Stella est "un petit bonheur".


 le 18/11/2008  - par Romain Carlioz
Lire les critiques presse sur ce film

LES AVIS DES INTERNAUTES

 
 

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Le choc des mondes

 
13/10/2011 - diapree

Fin des années 1970, entrée en 6ème : pour Stella c'est le choc, elle qui ne connaît dans son café ouvrier bruyant et poisseux que la face instinctive et marginale de la vie, ces êtres en détresse avinés et solitaires venus chercher un peu de chaleur humaine. Catapultée dans un lycée parisien bon chic bon genre, seule, étrangère à ce qui l'entoure, à ce monde trop lisse trop calme, trop policé, contaminée par une violence qu'elle ne contrôle pas, la fillette rejette d'abord de toutes ses forces le moule du savoir et de la bienséance, s'agrippant désespérément à ses différences. La réalisatrice qui parle de son parcours personnel, décrit un monde dur, violent, loin de l'enfance, où les seuls points de repères de Stella sont les bagarres et les rixes, les insultes et les cris dans ce café où elle vit et passe, proche et lointaine. Entre un père à la dérive, patron de bar un peu dépassé, triste ou goguenard, et une mère infantile et instable : Benjamin Biolay et Karole Rocher très justes, la petite Léora Barbara incroyable de vérité nous touche, déterminée, fragile et mystérieuse à la fois. Sa chance, ce sera d'abord la découverte de l'amitié, puis la découverte des mots par le biais des livres, celle des belles choses qui aident à vivre, et petit à petit ses mots à elle. Un film émouvant et vrai sur fond de tubes des années 1970 lesquels marquent l'évolution de Stella, une évolution qu'elle traduit ainsi : "Je vais loin...Je suis loin...Je ne veux pas en rester là mais c'est ma voix".



Tu lui manqueras aussi !

 
19/05/2009 - horizoncean

Benjamin Biolay est parfait en Benicia del Torro. Stella m'a appris une chose : ne jamais se faire orienter. Un film touchant, et qui ne vieillira jamais (c'est tout le bien qu'on lui souhaite). Une apparition de Guillaume Depardieu, dans un rôle qui n'est pas de composition, une fillette qui donne au film toute sa justesse. Et puis l'univers du collège rappelle à notre souvenir notre propre enfance. L'impression que dans l'univers de l'éducation nationale : rien ne change ou si peu. Bref un film vrai.




Stella est super

 
24/12/2008 - Arami

On a adoré et pourtant on était pas beaucoup dans la salle, oui c'est pas les chtis ni James Bond, c'est un film très émouvant sur une vie difficile, compliquée d'une gamine qui grandit qui n'a que ses parents et puis une copine et quelle copine, Gladys est merveilleuse, et puis il y a des profs pas cons qui sentent qu'elle a besoin d'aide, et puis il y a le père devant son pastis, la mère qu'a pas l'air de comprendre "pour être serveuse, y a pas besoin d'étudier" et qui comprend peut-être à la fin qu'elle a une responsabilité, c'est à la fois super et affreux tout ce qui peut arriver à des gamines, quel mérite elles ont de s'en sortir !



Pour les fracassés de la préadolescence qui s'en sont remis !

 
13/12/2008 - LVentriloque

Bien aimé ce regard féminin retourné sur sa préadolescence de fille de bistrotiers pas nets nets... C'est mené avec brio, peut-être quelques longueurs pour en arriver au fait et toujours le manque de clarté dans l'élocution de la jeune enfant-femme... Magistrale présence de Benjamin Biolay, il n'a qu'à paraître et bouger le moins possible, fou la présence de ce chanteur et également acteur à propulser ! L'attitude du regretté Guillaume Depardieu en dit long sur sa profonde capacité de délicatesse intérieure...J'ai trouvé les deux scènes avec le fusil inoubliables : plus faiblarde en revanche, celle avec le jet d'eau. L'émotion est souvent présente, en tous cas si on a vécu des trucs un peu analogues à cette période de la vie...Une oeuvre qui apporte sa part de subtilité éducative sous ses airs de ne pas y toucher !



Un film pour s'ennuyer

 
25/11/2008 - ioannites - 1 commentaire

Si le sujet est fort intéressant, le film même est mal tourné. Les actions de ses séquences ne mènent à rien et aucune conclusion le spectateur ne peut en tirer. J'ignore complètement l'objectif de son réalisateur qui n'a même pas pris soin de la qualité de ses images. Par ailleurs, dans la salle j'étais le seul spectateur ce qui n'est pas un fait du hasard.



Sympa

 
23/11/2008 - rosebonbon

Cette petite fille est touchante et sa vie monotone. Elle n'a pas les mêmes centres d'intérêts que les autres enfants de son age, mais elle en découvrir quelques uns. Un bon film, parfois drôle et parfois terrifiant.



beau portrait

 
20/11/2008 - coussine

Stella a 11 ans dans les années 70, d'un milieu modeste et populaire, elle est confrontée à une autre société via l'école. Un peu revêche et solitaire, elle va évoluer grâce à une amie qui l'encouragera sans cesse. Voix off de Stella qui commente son quotidien. C'est bien interprété , bonne leçon de vie.



Sylvie Verheyde n'est pas cinéaste !

 
19/11/2008 - waterloo1815

Un énième film sur l'enfance, la pré-adolescence, le nord, le "populo", le collège avec scènes langoureuses et méritoires qui distillent l'ennui. Tellement loin de la vie (Pialat réveille-toi) qu'une voix off et une bande musicale vient surligner l'absence de travail, de regards et de style. On sent un véritable désir de mise en scène, une ambition, une énergie pour aboutir à une succession de scènes "fortes" dont le bilan est un naufrage. Avant tout apprendre à filmer la durée...



Isolée partout

 
19/11/2008 - diastem

Bien sûr, c'est l'histoire d'une fille de cafetiers qui se retrouve propulsée dans un collège où les autres sont mieux habillés et plus instruits. Surtout, c'est l'histoire d'une petite fille qui est seule, partout où elle est. La seule enfant dans le bistrot du 13e, la seule issue d'un milieu modeste au collège, la seule parisienne quand elle va voir sa grand-mère. Malgré tout, elle garde de la joie du vivre et beaucoup de courage. Ce film m'a paru très émouvant, et il véhicule bien l'idée que Sylvie Verheyde, même adulte, se souvient bien de sa sensibilité d'enfant.



Les débits de boisson ne peuvent être à proximité des écoles

 
16/11/2008 - chas

Film autobiographique de Sylvie Verheyde. L’école finalement peut avoir du bon : je ne peux que souscrire à cette morale édifiante. La reconstitution des années 70 connaît quelques anachronismes particulièrement dans le langage. Le juke- box fonctionne beaucoup dans un café plein de vie, mais ce procédé qui abuse des musiques populaires est un peu facile. La voix off de l’enfant qui s’efface heureusement en cours de route n’est pas authentique à mes oreilles. C’est toujours ce travers irritant de vouloir faire porter à l’enfant un regard distancié sur la société adulte avec une parole qui dirait la vérité alors que cette petite est fragile et bien peu extravertie. Le merchandising du RC Lens n’avait pas atteint les cours de récréation de l’époque, mais les épisodes en terre Chti sont émouvants, comme beaucoup de scènes entre enfants ; leur amitié, les premiers baisers maladroits sont finement saisis. Les adultes bien interprétés sont tous tragiques.



Magnifique

 
14/11/2008 - ellipse13

Superbe plongée drôle et bouleversante dans la vie de cette gamine, les bistrots du 13 arrondissement de Paris fin 70. Interprétations magnifique de Rocher et Biolay. Une occasion de revoir l'ami Guillaume Depardieu. Bravo.



Un film touchant et délicat

 
13/11/2008 - maried5

J'ai vu aujourd'hui ce film avec ma fille. Nous avons été touchés par cette histoire ; les acteurs sont authentiques : Guillaume Depardieu, Benjamin Biolay, tous parfaits. La musique colle parfaitement à ce film empreint de nostalgie. Une belle leçon d'espoir et d'amitié.



un régal

 
12/11/2008 - islander

Si vous voulez entendre un professeur de sixième (et après tout pourquoi pas)parler de temporalité fictionnelle courez voir ce film hyper touchant....Les scènes professeurs élèves sont truculentes mais hélas trop courtes (on en redemanderait) ...Le film est construit sur les décalages entre culture et réalité (le soir où Stella décide de lire du Cocteau un homme se fait tuer devant chez elle) et décalage aussi entre école et famille (à l'école on lui parle de temporalité fictionnelle et en rentrant chez ses parents qui tiennent un bar-hotel) (sans aucune étoile) les clients se frappent sur la gueule et se traitent de noms d'oiseaux...)Dans ce capharnaüum Stella (gamine de onze ans se construit) en observant son entourage avec bienveillance et distinction et nous fait part souvent en voix off de sa vision du monde...Il y a beaucoup à découvrir (et à se rappeler sur les années 70) dans ce film très touchant ....Un petit bonheur ...





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