
Still walking, réalisé par Hirokazu Kore-Eda récolte largement les faveurs de la presse. Les internautes quant à eux sont plutôt partagés. Revue de détails.
"Une œuvre sensible" (Le Monde), "magistral" (Les Cahiers du Cinéma), "superbe" (Le Figaroscope), "bouleversant" (L'Express), "une merveille de délicatesse" (Métro)... bref, vous l'aurez compris, quand les journalistes aiment, ils savent le dire. Et sur une dizaine d'articles de presse, il semblerait qu'aucun n'ait d'objection significative. Carton plein donc pour Hirokazu Kore-Eda.
Côté internautes, fenshui estime que Still Walking est un film "à ne pas manquer" et a été touché par son côté "émouvant" et "sincère". Islander le juge "profondément lent" mais "dans le bon sens du terme" et y voit "une belle composition". Seul à se démarquer, corrio avoue volontiers avoir été agacé par la "lenteur" et conclut même par "je me suis ennuyé du début à la fin".
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Une oeuvre sensible, moins spectaculaire qu'After Life (1998) ou Nobody Knows (primé à Cannes en 2004), mais plus personnelle. Still Walking séduit par son caractère universel : on est tous immatures vis-à-vis de ses parents, on souffre tous des maladresses de ses beaux-parents, on se demande tous si cet été ne sera pas le dernier quand on vieillit.
Il ne fallait pas oublier Kore-eda. Le réalisateur célébré de Nobody Knows revient aujourd'hui avec le film léger et magistral que l'on était en droit d'attendre de son talent.
(...) Kore-Eda évoque une nouvelle fois la perte, le deuil, et ceux qui continuent à avancer, malgré tout. Avec un trait, un ton toujours aussi justes, le cinéaste japonais nous entraîne au cœur d'un univers peuplé de remords, de ressentiment, de secrets, de blessures d'enfance. Un portrait de famille tout en finesse, poésie et mélancolie pure. Superbe.
Prônant un regard enchanteur, Still Walking est un film sensible imprégné d'un humour discret. L'atmosphère nous replonge dans les beaux films d'Ozu et de Naruse. Cinéaste hanté par la disparition, Kode-Eda filme la lumière d'une journée comme un écho, une présence invisible.
Still Walking est un poil prévisible, un brin déjà vu [...]Hirokazu Kore-eda semble dérouler son programme avec talent et application. Mais sans génie. [...] Mais pour être juste, Still Walking reste bien au-dessus de l’ordinaire.
Still Walking est un film d'une magnifique discrétion, d'une incroyable justesse, bouleversant à force de montrer comment ces petits riens, ces mots, ces regards s'emplissent, peu à peu, d'amour et de rancoeur, de vie et de regrets.
Un film riche, qui compile dans chaque plan douleur et harmonie, culpabilité cauchemardesque et onirisme évasif.
Kore-Eda Hirokazu [...] a puisé dans son expérience personnelle pour construire cette petite merveille de délicatesse. [...] 24 heures après, tout le monde rentre chez soi. Mais ces personnages touchants resteront bien plus longtemps dans un coin de votre tête.
C'est pourtant un film tendre que réussit Kore-Eda. Evoquant plus d'une fois Ozu.(...) Ecrit par l'auteur après la mort de sa mère, voilà une déclaration d'amour paradoxale à la famille... Qui arrive trop tard, évidemment. Sauf pour nous.