
D'après Posy Simmonds
Avec son nez refait, ses jambes interminables, son job dans la presse people, ses aspirations à la célébrité et sa facilité à briser les coeurs, Tamara Drewe est l'Amazone londonienne du XXIe siècle. Son retour au village où vécut sa mère est un choc pour la petite communauté qui y prospère en paix. Hommes et femmes, bobos et ruraux, auteur de best-sellers, universitaire frustré, rock star au rancart ou fils du pays, tous sont attirés par Tamara dont la beauté pyromane et les divagations amoureuses éveillent d'obscures passions et va provoquer un enchaînement de circonstances aussi absurdes que poignantes.
Entre la retenue de The Queen (2006) et l'énergie de The Snapper (1993), Stephen Frears signe là une comédie de mœurs qui "se diversifie tous azimuts" et "stimulante de bout en bout" (Télérama). Si Les Cahiers du Cinéma hésitent à trouver cette "œuvre mineure ringarde ou charmante", le reste de la presse est séduit. Fort d'un casting enthousiasmant, l'œuvre britannique offre ainsi pour L'Express un dosage parfait, entre "légèreté et peinture acerbe des petites vilenies". Des "rebondissements cocasses" aux "dialogues acerbes" (Les Inrockuptibles), la pétillante arrivée de Tamara dans la fosse aux lions gentlemen est aussi "poilante" (Le Monde) qu'un bon Woddy Allen.
Devant ce petit vaudeville en campagne anglaise, les internautes sont partagés. Pour gotchi, "la comédie manque d'entrain". Elle a même "refroidie" LVentriloque, par ses propos et ses situations d'une lourdeur dénués de la sensibilité à fleur de peau dont nous avait habitué Frears. Au contraire, c'est ce qu'ont aimé d'autres spectateurs : "l'irrévérence" (islander), décalée, franche du collier et "so british" (cinéphile49) de ce genre de projets. Avis aux amateurs.
Rôle dans ce film : Tamara Drewe
Rôle dans ce film : Nicholas Hardiment