
Une fois n’est pas coutume, les jouets ont réconcilié tout le monde, enfants, parents, critiques et spectateurs dans un gigantesque raout de bonne humeur et de concorde nationale. Merci Toy Story 3. Merci Pixar.
"Exceptionnel" (cacri), "génial" (Fla-vie), "du tout bon" (dofin33)… Autant dire que nos cityreporters ne tarissent pas d’éloges sur fin de la trilogie Toy Story. On a beau cherché, pas un avis négatif mais juste un g_abitbol "ému aux larmes" et des spectateurs sous le charme de ce "nouveau bijou" (Marla Singer) et de ses héros "d’une finesse inégalée" (Riton32).
Même enthousiasme débridé chez une presse qui loue, comme L’Express, les 2 D du film, "dément et détonnant". Ce "bel adieu à l’enfance" (Cahiers du cinéma) animé du "génie comique" (Télérama) propre au studio Pixar est donc une "réussite" (Libération). Vous hésitez encore ?
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Si les effets de rupture gèlent plusieurs fois la ligne claire de l'action, la réussite de Toy Story 3 tient finalement dans sa manière de gagner sur les deux tableaux : celui du spectacle et celui de la mélancolie. [...] Dans le genre aventure épique et tour de force technologique où nous a conforté la saga, on pouvait difficilement imaginer plus bel adieu à l'enfance.
Avec Toy Story 3, le studio Pixar est au sommet de son art. Réalisation virtuose, scénario impeccable alternant émotion, humour au second degré, aventure et grand frisson.
Cette fois, Buzz, Jessie, Zigzag et les autres sont envoyés dans une crèche tombée sous la coupe de Lotso, ours en peluche à l'odeur de fraise devenu un véritable tyran à la suite d'un traumatisme. Mais Woody est là. Et tout le monde avec lui -réalisateur, scénariste, animateur...- qui emballe à merveille une intrigue en or avec rebondissements, suspense et sourires à la pelle. Dément et détonant. 2 D. Pas besoin de plus.
Le troisième Toy Story n’est pas simplement le dernier : c’est le meilleur. Pour une raison qui ne tient pas à son exécution technique, brillantissime, ni à son humour, souvent tordant, ou à sa délicatesse poétique, jamais prise en défaut. Elle ne tient pas non plus à son relief, sobre mais performant. Si Toy Story 3 surpasse ses précédesseurs, c’est parce qu’il en revisite les plus beaux sommets, en ramasse tous les fils et en ferme la boucle. C’est donc à son statut de bouquet final, et à la qualité de l’écriture par laquelle ce bouquet vient à s’épanouir, que ce film doit sa réussite particulière
Plus que jamais, dans ces hilarantes péripéties (un gag à la minute, la palme à la « reprogrammation » de Buzz l'Eclair en hidalgo), les créateurs de Toy Story ont le génie du personnage comique. Ils s'emparent de deux « stars », Ken et Barbie, pour en faire la caricature croquignolette, tendance nunuche et kitsch.