
Un conte de Noël semble annoncer un tournant dans le parcours du cinéaste Arnaud Desplechin, qui nous livre "une sarabande où chacun arbore sa plaie" ( Le Monde) et qui tend selon Les Cahiers du Cinéma à une œuvre "plus apaisée" avec "plus de tendresse". Un "repas" de Noël dont Les Inrockuptibles sort "rassasié et comblé".
Les spectateurs sont quant à eux plus partagés. Si certains ont apprécié ce conte névrosé, drôle et grave, "dérangeant et incorrect à souhait" (Marie-chris7), servis par des acteurs justes et des répliques "affûtées"(coussine), la majorité est déçue.
La longueur, le scénario à "imbroglios" (floriangwada) et les personnages trop fades ou trop "rentre dedans" pour affcaro, ne font que "se regarder le nombril sous toutes les coutures" (vega56) et ennuient. Une fois les lumières rallumés, le verdict est mitigé : un "conte à dormir assis" (ladaurade45) dont on ressort, malgré un effort de mise en scène, en restant "sur sa faim" (Youpidou).
Film dense et riche où sont mises en avant les relations complexes entre les membres d'une famille fragilisée par la mort d'un enfant,l'aîné de la famille atteint d'une maladie génétique rare,nécessitant une greffe de moelle osseuse,qu'il n'aura pas faute de compatibilité...Même problème pour la mère,Catherine Deneuve, dont le donneur compatible sera le fils qu'elle abhorre,et qui le lui rend bien...Lui,Mathieu Amalric, c'est le banni,le frère qu'Elisabeth ( excellente Anne consigny) a exclu de sa vie parce qu'il représente le Mal absolu...Un film sombre et complexe,qui interpelle, questionne,et ne laisse pas indifférent même s'il ne séduit pas...
Le dernier film à m'avoir impressionné, c'est "Un conte de Noël", d'Arnaud Desplechin, même si l'histoire est passablement touffue et mériterait un deuxième, voire un troisième visionnage. Dans une famille du Nord, ça se haine joliment et non sans humour. La manière goguenarde dont Catherine Deneuve (la mère) et Mathieu Amalric (l'un de ses fils) se disent et s'expliquent, hilares, pourquoi ils ne s'aiment pas est un grand moment. Beaucoup de névrose dans cette famille où les plus branques ne sont pas ceux que l'on croit. Rien de triste ni de dramatique, Desplechin joue avec les situations et met de la fantaisie et de l'humour là où il ne devrait pas y en avoir. Un grand regret : on ne voit pas assez la sublime et sublimement belle Emmanuelle Devos.
Je n'avais pas aimé rois et reines (il me semble) de Desplechin, je suis allée voir "un conte de noel" pour voir à nouveau un film de ce réalisateur mais je n'accroche décidemment pas. Trop de questions restent sans réponse, et on a même pas l'ombre d'une piste pour commencer une réflexion personnelle. On dirait que Depleschin fait sa thérapie personnelle mais je ne suis pas psy alors ça me passe au dessus. Par contre, bravo à Almaric pour sa prestation.
Après s'être beaucoup disputé avec lui même et ses ex, avoir beaucoup parlé à son psy, je suppose, despleschin continue de mûrir et développe ce que je préfère peut être chez lui : son humour. Impitoyable comme d'habitude, il laisse voir de plus en plus de tendresse pour ses personnages, magnifiquement interprétés. A l'exception de deneuve plus inexpressive que jamais (mais c'est le but de son personnage), ils donnent une vitalité morbide et flamboyante à cette famille de fous. La ville est magnifiquement filmé, les intrigues à tiroir mais si variées qu'elles en sont charmantes... Mais ce sont des histoires de bobo, si elles ne vous intéressent pas et que vous n'êtes pas sensible à la maîtrise magnifique du cinéma et de la narration de desplechin c'est sûr n'y allez pas. 5 étoiles pour compenser la sévérité des jugements sur ce site. Sinon j'en aurais mis 4 !
Déjà au départ on a du mal à repérer qui est qui, où on va, pourquoi toutes ces haines entre le frère et la soeur, la mère et son fils, enfin bref on a tendance à ramer un peu, et le jour de noël on attend l'explication fatidique et rien de spécial ne se révèle, et le film dure et dure, je n'avais qu'une envie qu'il finisse le plus vite possible, interminable !
A lire les autres avis, on se rend bien compte qu'un conte de noel déchaîne les passions. haine ou adoration, ce film, comme toute oeuvre d'art véritable, s'adresse à l'humain en nous et c'est bien pour cela qu'on n'en sort pas indemne, qu'on ait passé un bon moment ou non. pour ma part j'ai beaucoup aimé ce film, qui est premier desplechin que je vois, et même si effectivement on peut l'accuser d'être un peu trop long, j'ai trouvé cette longueur nécessaire et signifiante. les personnages sont antipathiques ? question de point de vue, ils sont humains, complexes, multiples, à la fois minables et héroïques : vrais en un mot.
Franchement je me suis ennuyé tout le long du film en me demandant quel intérêt il pouvait bien avoir... Les personnages sont déplaisants au possible, l'histoire se traîne, on baille vraiment ! Personnellement, je suis sortie après 2h d'ennui... Déconseillé fortement !
Un film verbeux, interminable, alambiqué et... très méandreux ! Une atmosphère pesante à la Bergman. Deneuve reste égale à elle-même, froide et impavide à la mesure du rôle qui lui a été confié !
C'est ce qu'on est en droit de penser en sortant. Ce film est rasoir, Catherine Deneuve égale à elle-même, c'est à dire nulle, les personnages haïssables ou fêlés. Dieu que je me suis ennuyé entre mes assoupissements pendant ce film interminable.
d'abord c'est un film intelllo-bourgeois typique du style desplechain, donc avec les tics français habituels (on boit on fume on baise, on est ironique): au début, le film est donc très énervant, on a du mal à comprendre où l'on va, on se dit quelle foucade parisienne. Puis heureusement le film s'étire, prend son temps pour nous détailler les personnages, qui prennent du corps et nous transmettent leur émotion. L'histoire devient crédible, la greffe de moelle est vécue presque avec nonchalance tant le couple Deneuve et son mari sont naturels. Les sentiments des membres de la famille ne sont pas toujours clairs à comprendre: pourquoi Henri est il banni finalement? Un dernier intérêt du film est purement médical: comment des décisions médicales affectent en profondeur les familles et peuvent dans cas favorables les réunir. A voir d'urgence par les oncologues et les chimiothérapeuthes.
Il faut avoir une famille un peu tordue pour adhérer. Et encore, d'habitude je ne raffole pas de Depleschin pour ce qui est du fond de ses réalisations, trop torturé à mon goût, morbide, excellent cinéaste, mais alors, ce qu'il raconte m'a plutôt horripilée jusqu'ici, individu précieux, maniéré, entaché de ses connaissances médicales et qui adore étaler... Mais là, parbleu, je retrouve un peu les miens, miracle que cette grave maladie qui fait converger vers la mamma en péril, l'identification a été possible ! Je déconseille aux jeunes en période d'installation, aux veinards issus de milieux où on se cause limpide. En revanche, les cabossés d'origine en voie de délivrance et qui acceptez de regarder en arrière avec un petit sourire, vous pouvez aller découvrir comment Despléchin triture les secrets familiaux pour les rendre supportables, ce film saute par-dessus les tabous, ça fait du bien d'entendre dire des choses pas du tout comme il faut et qui ne soient pas des insultes pour autant.
Moi aussi je me suis fait avoir avec les critiques à 5 étoiles franchement cela ne les vaut pas, je ne raconterai pas la fin mais en plus elle n'est pas méritée...
J'avais juré de ne plus me faire avoir par ce cinéma pseudo-cérébral que prône ce réalisateur qui flatte les neurones des bobos en mal d'intellectualisme à bon compte. Mais devant les dithyrambes de certaines de mes connaissances qui disaient qu'enfin Desplechin avait commis un excellent film, j'y suis allée... Au sortir de la salle (ce qui m'a tenté bon nombre de fois avant le générique...), je confirme devant témoin (vous tous) qu'on ne m'y reprendra plus... Ennui mortel devant cette déplaisante famille composée au mieux de névrosées pas franchement sympathiques (et pleurnicharde en prime...), au pire de schizophrènes, mais cela peut se comprendre. Une absence totale d'humanité, d'empathie avec des personnages incohérents, des scènes qui tombent comme les cheveux sur la soupe (ou comme un homme d'un trottoir.... que l'on m'explique ce que cette scène idiote, et pourtant encensée par la critique, apporte à cette histoire...). Un brouillamini verbeux, prétentieux et bourré d'approximations médicales... non décidemment Desplechin, même s'il le pense et le clame partout, n'a rien à voir avec le génie de Bergman ou l'infinie sensibilité de Wess Anderson... Un après-midi gâché en somme.
Film passionnant, très original, émouvant et drôle, montrant les imbroglio d'une famille, les relations parents-enfants, amour et haine, frères et soeurs, ous remarquablement interprétés par des acteurs formidables.
Un film à double facette : violent dans les relations humaines et familiales, léger dans le ton et le texte. Quelqu'un qui ne maîtrise pas la langue, donc le sens, pourrait imaginer une comédie presque légère dans le jeu et le ton. Le texte donne toute la violence des relations interpersonnelles, et le jeu des personnages prend ainsi toute sa dimension. La distribution est magnifique, chacun trouve sa place et la bonne place. Catherine Deneuve est exceptionnelle dans la présentation de sa maladie, et dans sa façon de dire non pas "Je t'aime", mais "je ne t'aime pas".
Soyez averti(e) par mail des nouveautés concernant cet événement