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LES AVIS DES INTERNAUTES

 
 

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Pas dans l'air du temps donc très bien...

 
22/08/2010 - chas

Il est question d'amour. De la petite fille pour le grand père, du grand père pour l’endroit d’où il vient, de la mère Lio pour son confesseur, du prêtre pour Dieu et l’une de ses créatures, et de la fille à la mère et réciproquement, avec le manque du père. Un traitement léger et juste lors d’un repas de famille, des émois adolescents, des remords à tous âges. Les grands mots de la religion passent au dessus de têtes contemporaines surtout quand l’évêque rapporte les paroles de saint Paul fustigeant la chair qui éloigne de l’esprit. Les corps se dénudent tout en allégresse et l’esprit aussi souffle parmi cette jeunesse qui s’ouvre à la vie, avec le vieux Galabru qui n’est pas en reste.



peu convaincu par ce violent poison

 
17/08/2010 - islander - 1 commentaire

Je comprend tout à fait le titre du film et je redoute un peu que les faits qu'il décrit soient vrais car pour ma part j'ai quitté depuis longtemps cet univers d'uune tristesse insondable....Car il s'agit avant tout de tristesse, d'âmes qui se morfondent dans une bretagne religieuse, étouffées par des mots et des rites...Les qualités du film sont indéniables, belles musiques, travail de la photo et des plans, des scènes qui ont un peu l'accent de Téchiné...Malgré tout je ne suis guère convaincu par le scénario, ni par les parttions de Galabru et de Lio et je trouve que le film manque de rythme même si l'histoire ne s'y prëtait guère....De plus les faits et gens m'ont semblé archaiques...Vivrais je sur un nuage ? un nuage breton ? Pourtant je trouve que le monde ne ressemble plus du tout à ça...Alors de quoi s'agit il ? faire plaisir à un parisianisme culturel et voyeur ? Drole de témoignage que ce film...




Vérité

 
15/08/2010 - lesqualee

C'est un film sensible et vrai, porté par des acteurs inspirés. Si vous aimez les scénarii alambiqués et à suspens, c'est clair, n'y allez pas. En revanche, si vous désirez vous immerger dans les tourments et la beauté des premiers émois spirituels, amoureux ou sensuels, prenez ce temps de quasi-recueillement. Le rapport entre la religion catholique et l'adolescence est très bien traité, avec ses paradoxes et ses fulgurances, sans les fadaises et autres habituelles caricatures laïquement correctes. Une vraie oeuvre, une oeuvre vraie. (N.B. : le titre peut dérouter et laisser envisager ce que le film n'est pas même si j'en comprends le sens a posteriori.)



Lio

 
13/08/2010 - ELIANEVILLECRESNES

Film intéressant, mais on reste un peu sur sa faim, les tentations sont trop suggérées, peut-être trop de retenues. Belle prestation de LIO et Galabru.



A oublier

 
12/08/2010 - lancelot_du_lac

Je suis désespéré de voir un avis à 4 étoiles sur ce film qui est d'un ennui tel que je suis obligé de prévenir les internautes, mon avis est qu'il vaut mieux voir un navet américain ou français qui fait rire ou sourire que ce film lent, monotone décrivant les rapports d'une adolescente avec sa mère dont le père l'a quittée pour une autre femme... tout cela dans un village perdu du nord de la France. Seul émoi du film, la relation de la jeune fille avec un adolescent qui joue très mal... Bonne séance pour un autre film ! je mets 1 car pas possible de mettre 0.



Un film sensible

 
10/08/2010 - erwannawre

Très bon premier film. C'est simple. Inspiré. La sélection à la Quinzaine des Réalisateurs durant le dernier Festival de Cannes (2010) était mérité.



Si jeune et déjà si brillante !

 
07/08/2010 - LVentriloque - 4 commentaires

On peut se sentir honoré du cinéma français certains jours, la réalisatrice Katell Quillivéré y inciterait, blondinette courant sur ses trente ans, mais certainement pas top-model pour magazine people (plutôt la maturité d'une Julie Delpy) ! Pleine de maîtrise en interview, vibrante derrière sa caméra, elle transmet toute sa fougue dans ce premier long-métrage en forçant sur les points communs entre mortels (sachant que Lio et Galabru peuvent attirer le public à juste titre)... Surtout ne pas craindre que "le mystique" rende l'ensemble austère : on pénètre le film grâce au bercement musical, d'un raffinement qui donne envie de se procurer tout de suite le cd ou le dvd... Voici des adultes froissés mais responsables, une gosse vaguement otage des déboires familiaux : avec des plans d'une infinie variété d'angles sur ce coin de province, oscillations entre lumière naturelle et clair-obscur pour dépeindre l'ado découvrant les compromissions... La jeune Anna et son entourage nous parlent. Il y a de l'universel dans cet extrait de St-Paul récité au spectateur bien droit dans les yeux. De quoi s'émouvoir ou sourire de l'aventure humaine, cette coquille de noix... Si on dépasse l'a priori religieux (la solennité des églises, la confirmation) c'est un message fraternel sans prix en "cet été politique de guéguerre".



un très bon premier film

 
04/08/2010 - corrio

Pour son premier long métrage, la jeune réalisatrice (30 ans) Katell Quillevéré a obtenu le Prix Jean Vigo et s'est retrouvée sélectionnée à la Quinzaine des Réalisateurs de Cannes 2010. "Un poison violent" raconte avec pudeur, délicatesse et surtout beaucoup de talent, les émois d'Anna (Clara Augarde, une belle découverte), une jeune fille tout juste sortie de l'enfance et qui se trouve confrontée, dans un contexte familial difficile, à ses rapports avec la foi catholique et à ses premiers élans amoureux. Alors qu'elle vient de quitter l'internat et qu'elle arrive dans son village du Finistère pour les vacances d'été, ses parents viennent de se séparer, elle doit faire sa confirmation et elle n'est pas insensible au charme de Pierre, un garçon de son âge qui n'a aucune attirance pour la religion. Le père d'Anna non plus et son grand-père grabataire (Michel Galabru) encore moins. Par contre, Jeanne, sa mère (Lio), est très pieuse, ce qui ne l'empêche pas d'entretenir des rapports quelque peu ambigus avec le prêtre de la paroisse (Stefano Cassetti, découvert dans "Roberto Succo" de Cedric Kahn). On n'est pas étonné d'apprendre que Katell Quillevéré cite Cavalier, Rivette et Bresson comme étant des cinéastes l'ayant inspirée. De même, le fait qu'elle ait elle-même perdu la foi alors qu'elle est issue d'une famille catholique et de droite, n'est surement pas un hasard ! En tout cas, cela nous vaut un film qui aborde un sujet peu souvent traité dans le cinéma français et qui est vraiment réussi. Et puis, il y a la musique, élément très important de ce film. Une musique originale signée Olivier Mellano et un très beau travail réalisé par le consultant musical Frank Beauvais qui est allé dégoter des folksongs américains pas toujours très connus et, surtout, mettre en valeur Barbara Dane, une très grande dame de la musique américaine, blues, folk, jazz, totalement inconnue en France. Ecoutez sa version de "Greensleeves" !! Et aussi la version de "Creep", le tube de Radiohead, par la chorale Scala.



La chair et l'esprit...

 
01/08/2010 - diapree

Un film vu le 10 juillet au Festival de La Rochelle, premier long métrage d'une jeune femme déjà récompensée par le Prix Jean Vigo... Anna, jeune adolescente de 14 ans, tout juste sortie de l'Internat catholique qu'elle fréquente,va retrouver sa famille pour les vacances et préparer sa confirmation, dernière étape de sa foi. Mais chez elle c'est la crise: mère désemparée, père parti, grand-père complice mais âgé et mal en point et surtout Pierre, jeune garçon sensible et musicien, plus intéressé toutefois par les jolis seins de son amie que par les problèmes religieux. Anna est en quête de pureté, une forme d'absolu qu'elle va découvrir par le biais du désir et les premiers émois charnels d'une jeune fille qui s'éveille à la sexualité et à son corps, l'éternel combat de l'esprit et de la chair, ce "Poison violent" clin d'oeil complice à Gainsbourg, pulsion contradictoire qui régit notre rapport au monde... Un film attachant, singulier et libre servi par l' interprétation impeccable de Claire Augarde, très juste, à Lio en pleine crise de mysticisme, sans oublier Michel Galabru qui compose un personnage irrésistible de grand-père libidineux en fin de vie et la peinture fine et réaliste de cette période tourmentée, à jamais ancrée dans notre vie d'adulte:l'adolescence...





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