
Le Monde salue ce Versailles en négatif, teinté d'une "coloration onirique". Le réalisme et l'imaginaire enfantin en font une "critique sociale tout en douceur" (Les Inrockuptibles), digne d'un cinéma "poignant et à poigne" (L'Express). Les héros sont "ceux qui n’ont que la fierté de la marge" (Libération) et créent ensemble ce drôle de conte contemporain, sombre et pourtant "plein de vie et d'amour, sinon d'espérance" (Télérama).
Coté internautes, certains ont trouvé le film austère, en perte de "rythme et d'audace" (islander). Corrio regrette que le sujet, en or, ait été plombé par une mise en scène "complètement tordue".
Néanmoins, LVentriloque a craqué pour cette "déambulation qui sensibilise le cœur" et la "merveilleuse petite bouille qui porte tout le film dans ses grands yeux". Ce film "noir mais touchant" (zizoug), apparaît également pour gladstone comme une fenêtre réaliste et poétique "sur le monde du sdf et les enfers sociaux".
C'est un très beau film que je viens de voir, qui traite avec sensibilité et justesse du milieu des marginaux : Versailles, de Pierre Schoeller...Sujet ardu s'il en est qui aurait pu tomber dans le misérabilisme et le pathos,ce qui n'est jamais le cas...Guillaume Depardieu y est époustouflant de sincérité et de vérité comme son jeune partenaire étonnant de naturel dans un rôle très difficile où la parole est rare...Mais quelle expression! On est interpellé, troublé, ému,et on ne peut que se sentir concerné...A voir absolument!....
Voici l'envers du décors de Versailles, derrière le château et un peu plus loin que les films des frères Podalydès. On y découvre que la vie s'adapte partout et que la misère n'est jamais loin de lambris. un film tout en subtilité et en tendresse pour ces personnages passé un pas de côte par rapport aux "normes" de la société et à la limite de la folie. Le duo de l'enfant et de Guillaume Depardieu est parfait. Probablement son plus beau rôle car le plus proche de lui. RIP
Je m'attendais à une comédie, mais là : ce fut le drame. Guillaume est saisissant de vérité. Il crève l'écran par sa présence et sait aussi s'efacer devant l'innocence d'un enfant. Un film à la Ken Loach mais une histoire qui s'éssoufle dont on ne retiendras que la préstation de Guillaume.
Très beau film, fort et pourtant tout en finessse. Les acteurs, la façon de filmer, les dialogues, la musique, tout s'harmonise et on est vraiment porté par cette histoire. Je n'ai pas trouvé une trace de misérabilisme dans ce film, au contraire, ce n'est pas juste l'extrême dénuement des personnages qu'on nous montre mais surtout l'humanité, la force qui les tiennent debout. Et je n'ai pas trouvé non plus d'incohérences.
Emouvant et magnifiquement joué ; si on dit que Guillaume Depardieu est génial que dire du petit garçon ? Incroyable, des grands yeux qui jouent. bravo.
Le sujet n'est pas facile et très rarement abordé au cinéma. L'histoire est dure mais réaliste, on y croit. J'ai trouvé les acteurs justes et touchant. Le petit Enzo est adorable et joue très bien pour son âge !
Superbe et poignant, un film sur la marginalité, la différence, le hasard, le mal de vivre, la recherche de soi. Un regard différent sur la vie et l'enfance servi par des acteurs et actrices remarquables . Malgré les invraisemblances du scénario, Versailles se vit comme un conte moderne sans princes, ni princesses, ni citrouilles. Versailles n'est pas un film bavard. Il ne donne pas de leçons. Un peu long malgré tout
Oui le gamin est attendrissant et excellent, oui guillaume Depardieu est plus que credible et bon... mais ce film transpire un peu trop le bon sentiment, la redemption et le cliché facile, un melo qui utilise une vision poetique de sdf pour tirer des larmes sans consequence sur la conscience des spectateurs... je suis toujours un peu géné quand je vois les spectaeurs compatissants après s etre goinfrès bruyamment de pop corn puant a 10 euros le KG...
L'idée d'appeler le film Versailles prend son sens dans l'opposition de la misère des SDFs et du magnifique Chateau symbole de faste et d'opulence....Quant au film il est très austère, (peut être est ce le mileu qui veut cela) et décrit un monde qui hélas est une réalité pour certaines personnes en France ou ailleurs.... Malgré tout l'ensemble manque singulièrement de rythme voire d'audace et la gentille bouille du petit orphelin ne m'a pas semblé suffisante pour sauver le film...Bref Bof....
Film assez sombre sur le milieu des sdf et la difficulté de ces personnes pour parvenir à se réinsérer. Guillaume Depardieu est très sincère dans ce rôle et le petit garçon est troublant de vérité dans son jeu. L'histoire par contre parait invraisemblable sur la durée de l'abandon de la mère vis à vis de son enfant.
Déjà pour le petit bonhomme, le film est à voir ! Même si vous avez pendant l'été envie de choses riantes, plutôt que d'aller vous apesantir sur des cas sociaux auxquels vous ne pouvez rien, assez déjà à décompresser vous-mêmes... C'est pourtant une très fine analyse de ce milieu exposé à tous les vents (sorte d'éternelle adolescence) on sent bien ce désir de fuir les chaînes et la volonté de s'endurcir pour tenir : côté travail trouvé à la seconde, les secteurs du bâtiment et les aides à la personne offrent encore réellement ces boulots qu'il faut pouvoir faire (tout le monde ne peut pas s'occuper des personnes âgées ou démolir des immeubles !), rien d'exagéré par rapport au monde du travail actuel. Je n'ai pas relevé de volonté de complaisance non plus dans ce curieux titre "Versailles" qu'on peut trouver frimeur, style "Broadway" ou "Byzance", plutôt l'ironie du hasard... Adorable petite bouille de cinq ans à peine - qui a la graine d'un "Kid" contemporain - à la merci des adultes , un être délicat sommé de s'adapter à tous les revirements de Nina sa mère, ou de "l'homme des bois" (Guillaume Depardieu ambigu entre vacherie et générosité), jusqu'à ce qu'un jour... Une déambulation qui sensibilise le coeur, ces martèlements au piano, un rappel que ça existe à deux pas de notre nid douillet selon des conditions variables, enfants de la DDASS baladés, petits immigrés dormant dans les jardins publics, entre autres... Les maladresses sont mineures comparés à la richesse du sujet et au naturel des acteurs !
De quelqu'un qui a su sans foyer, à n'importe lequel d'entre vous qui n'avez pas. Ce film est superbement bien dirigé et interprété et est une fenêtre sur le monde du sdf et les enfers sociaux. Entendiez-vous jamais du permis poétique ? Permettez-le. Sans cela, l'art n'existerait pas. Nos profondeurs sont insondables
Ce film reflète parfaitement la galère des sans abris, mais je déplore que certains points ne soient plus développés concernant la recherche de l'enfant par la mère.
Si, comme cela semble être le cas, la critique française soutient ce film, la preuve aura une nouvelle fois été apportée que le meilleur moyen d'avoir de bonnes critiques consiste à réaliser un film qui soit le plus invraisemblable possible ! Sur un sujet en or (un homme et un enfant que les circonstances amènent à se rencontrer, à se découvrir, à s'apprivoiser et à s'attacher), Pierre Schoeller, dont c'est le premier long métrage de cinéma, plombe tout par des choix de mise en scène complètement tordus. Imaginez un peu : des SDF qui "campent" dans un bois près de Versailles. On est au coeur de l'hiver, il gèle à pierre fendre. Quel est, d'après vous, l'habillement de Guillaume Depardieu, l'un de ces SDF ? Gagné : bien sûr, il se ballade en en chemisette, voire, de temps en temps, torse nu ! En plus, la relation que fait Pierre Schoeller du monde des SDF est, pour le moins, un peu douteuse ! En effet, ils n'arrêtent pas de cracher sur le travail et de revendiquer le fait qu'ils ont choisi leur "liberté". Cela étant, quand ils ont besoin de travailler, quand ils souhaitent travailler, miracle, ils trouvent du travail aussitôt ! On se demande comment il peut y avoir tant de chômeurs dans notre beau pays. A part ça, le gamin (Max Baissette de Malglaive) est absolument craquant !
Soyez averti(e) par mail des nouveautés concernant cet événement