Benoît Magimel

La Douleur (2018)

Photo dernier film Benoît Magimel
Photo dernier film Benoît Magimel

BIOGRAPHIE

Né à Paris le 11 mai 1974, sa carrière d'acteur débute très tôt et ce par le plus grand des hasards. Alors qu'il n'a que 12 ans, il répond à une annonce parue dans un fameux quotidien, accède au casting et est finalement retenu pour interpréter le rôle de Momo Groseille, fils échangé de la famille Le Quesnoy, dans le célébre film de Etienne Chatillez, La vie est un long fleuve tranquille, en 1989. Titre de bonne augure pour lui puisque c'est ainsi que se poursuit la sienne.

Il poursuit son parcours, vu son jeune âge, en interprétant des rôles d'adolescents dans des films plus confidentiels. Ainsi dans Papa est parti maman aussi en 1990 de Christine Lipinska, réalisatrice qu'il retrouve en 1992 dans Le cahier volé où il joue aux côtés de la très jeune Elodie Bouchez. Après une apparition dans La haine de Mathieu Kassovitz, il joue en 1995, dans La fille seule de Benoît Jacquot, un rôle à la hauteur de son talent. Là, il incarne le petit ami de Virginie Ledoyen qu'une paternité non souhaitée accable.

André Téchiné le remarque alors et lui propose d'être le petit malfrat sanguin dans Les Voleurs où il joue aux côtés de Catherine Deneuve et Daniel Auteuil. Il reçoit d'ailleurs pour sa formidable interprétation de malfaiteur buté, autoritaire et d'une grande violence, le César du meilleur espoir masculin.
Par ailleurs on le voit dans des téléfilms et différentes séries télévisées. Ainsi dans Pause café, Les enfants de Lascaux de Maurice Bunio, un épisode de L'instit ou encore La colline aux mille enfants de Jean-Louis Lorenzi.

De retour vers le 7ème art, en 1998, il joue dans Déjà mort de Olivier Dahan et incarne un bourgeois qui tente une carrière dans le X. La même année, il joue le rôle d'un mineur polonais dans Une minute de silence de Florent-Emilio Siri. Le film qui marquera le plus sa vie personnelle est sans nul doute Les enfants du siècle de Diane Kurys en 1999. En effet, alors qu'il interprète Musset, Juliette Binoche, qu'il rencontre pour l'occasion, incarne George Sand. De cette rencontre nait une grande histoire d'amour et une petite fille, Hannah.

Il enchaîne ensuite les rôles et les personnages les plus variés. De Louis XIV dans Le Roi danse de Gérard Corbiau, au macheur de chewing gum spécialiste d'armes à feu de gros calibre dans Nid de guêpes de Florent-Emilio Siri. Mais c'est bien dans le film de Michael Haneke, La pianiste, au côté d'Isabelle Huppert qu'il se révèle le plus. Son interprétation brillante du pianiste surdoué et amoureux transi, fait qu'il obtient le prix d'interprétation à Cannes.

Il a aussi repris à la perfection le personnage de Reda, qu'interprétait Vincent Cassel, dans le second opus des Rivières pourpres, Les anges de l'apocalypse de Olivier Dahan. Benoît Magimel joue ensuite sous les ordres de Claude Chabrol et aux côtés de Laura Smet, où il incarne le rôle d'un cadre commercial, Philippe, qui peu à peu perd sa raison dans la passion. A force de côtoyer les plus grands, acteurs comme réalisateurs, et de mélanger les genres, il contente les cinéphiles et le grand public.

Acteur effacé au talent prononcé, Benoît Magimel expose sa prestance dans Les Chevaliers du ciel de Gérard Pirès en 2005, avant d'être à l'affiche de Trouble de Harry Cleven.
En 2007, il joue les play-boys dans le dernier Claude Chabrol, La Fille coupée en deux, où il partage l'affiche avec Ludivine Sagnier et François Berléand, et il est un soldat dans L'ennemi intîme de Florent-Emilo Siri.

En 2008, on le retrouve à l'affiche du film d'Eric et Ramzy, Seuls Two. La même année mais dans un tout autre genre, Benoît joue Daniel25 dans le film La Possibilité d'une île tiré du roman du même nom. Il est alors dirigié par l'auteur lui-même : Michel Houellebecq.
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