
excellent acteur des années 30 à 50. Il a joué dans différents registres pour Hitchcock (La mort aux trousses, Soupçons, Les enchaînés, La main au collet, ... Il a fallit jouer James Bond. Il a été marié plusieurs fois et a beaucoup joué sur son aspect dandy, flegmatique un peu anglais, charmeur.
Pendant trente ans, Cary Grant a symbolisé l’élégance, le charme et une forme de jeunesse éternelle. Il a su asseoir son image et surtout la populariser, par l’intermédiaire de la comédie américaine. Le jeune comédien de nationalité anglaise, y trouva tout naturellement sa place, son humour et son dandysme l’aidant. C’est aux côtés de partenaires féminines comme Irene Dunne, et Katharine Hepburn qu’il définit le mieux son style, fait de désinvolture, de cynisme, voire de muflerie. Il ne correspond pas à un rôle type, car il a su s’adapter à toutes les nuances de la comédie, ainsi on le retrouve à la fois chez Hawks, mais aussi chez McCarey et Cukor. Des figures de jeu récurrentes se dégagent de ses films. L’impassibilité caractérise Cary Grant. Son attitude guindée, que l’on pourrait qualifier de raideur mériterait à elle seule un développement tant elle est, paradoxalement, expressive : sa manière de s’asseoir sur un accoudoir, les pieds posés sur le siège d’un divan, impeccablement droit, dans Cette sacrée vérité, sans parler de ses prestations chez Hawks. Cary Grant est, sans nul doute, l’un des acteurs les plus populaires engendrés par l’énorme machine à fabriquer les stars que fut Hollywood. Sa longue silhouette désinvolte, son sourire très « clean », ses grimaces, ses costumes sans faux plis font partie de l’histoire du cinéma. Son nom est à jamais indissociable de la comédie, qu’il a contribué à développer.