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BIOGRAPHIE


Danny le rude

Révélé sur le tard, Danny Aiello n'a pas eu une vie de tout repos : élevé dans le Bronx par sa mère (seule et aveugle), il a cumulé les jobs avant de trouver sa voie sur scène. Spécialiste des seconds rôles de policier ou de gangster (Le Parrain 2, Leon), il surfe sur la vague dans les années 80-90 avant de perdre de sa superbe après l'échec du biopic de Jack Ruby (Ruby).

Né à New York, à Manhattan, Danny Aiello est élevé par sa mère aveugle, dans le rude quartier Bronx, après le départ de son père du foyer familial. Après une enfance difficile, il ment sur son âge et entre à 16 ans dans l'armée américaine où il sert 3 années durant. À son retour et afin de subvenir aux besoins de sa famille, il enchaîne les petits boulots, jouant de son robuste physique en tant que videur de boîte de nuit voire, occaisonnellement, en effectuant de petits larcins.

Ce n'est qu'au début des années 70 qu'il se tourne vers la comédie, attirant l'attention des producteurs pour sa prestation dans une pièce locale That Championship season (pour laquelle il obtient d'ailleurs un prix). Il est alors embauché pour un petit rôle face à Robert De Niro dans Le Dernier match (1973). C'est le début d'une série de brèes apparitions, en flic revêche ou en homme de main zélé, qui le voit aligner quelques films majeurs comme Le Parrain 2 (1974), Mélodie pour un tueur (1978) et Il était une fois en Amérique de Sergio Leone en 1982.

Sa présence mêlant bonhommie et rudesse lui permet alors de prétendre à des seconds rôles probants. Il collabore alors avec des cinéastes réputés, devenant un "supporting character" particulièrement apprécié, variant les registres et les univers de La Rose pourpre du Caire de Woody Allen (1985) à Do the right thing de Spike Lee (1989) en passant par le déjanté Hudson Hawk (1991).

Après une période faste au début des années 90 (il a été nommé aux Oscars pour sa prestation chez Spike Lee), qui le voit enchaîner les rôles dans de grosses productions comme Leon (1994), Prêt-à-porter (1995) ou City hall (1995), son étoile terni quelque peu et celui qui se dit conservateur dans l'âme, élevé dans une tradition plutôt rigoriste, ne trouve guère que des séries B (Slevin en 2006) ou des téléfilms sans relief à se mettre sous la dent. Il se consacre alors à son autre passion, la musique et sort un album façon crooner : I Just wanted to hear the words.



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