Un baiser de légendeAu firmament d'Hollywood dans les années 50, Deborah Kerr a enchaîné les prestations mythiques dans Quo Vadis, Elle et Lui, Le Roi et moi mais surtout Tant qu'il y aura des hommes, son rôle le plus marquant. Actrice de caractère, cette écossaise formée à la danse et au théâtre britannique n'a pourtant jamais obtenu d'Oscar malgré ses 6 nominations.Née Deborah Jane-Kerr Trimer, à Helensburgh en Ecosse,
Deborah Kerr commence sa carrière dans le spectacle en tant que danseuse de ballet. Attirée par la comédie, elle se détourne progressivement de cette première passion pour se tourner vers la scène d'abord, en Ecosse puis à Londres.
La blonde au regard charmeur ne tarde pas à séduire les recruteurs anglais qui l'embauche sur quelques tournages, notamment le
Colonel Blimp de Powell et Pressburger (1943). Elle n'est alors âgée que de 22 ans et la voilà prise dans le tourbillon d'Holywood. La MGM s'en empare après le tournage de
Perfect Strangers d'Alexander Korda et en fait très vite une de ses stars maisons, jouant les héroïnes effacées dans une série de super-productions comme
Le narcisse noir (1947),
Les Mines du roi Salomon (1950) ou le peplum à gros budget
Quo Vadis (1951) de Mervin Le Roy.
Cette série de films assoit sa notoriété mais ne satisfait le tempérament brûlant de l'actrice écossaise. Elle quitte donc la MGM en 1953 et tourne
Tant qu'il y aura des hommes, affirmant toute la sensualité et la finesse de son jeu, avec à la clé un des plus célèbres baisers de l'histoire du cinéma, sur une plage de Pearl Harbor, en compagnie de
Burt Lancaster.
Deborah est au faîte de sa carrière, alignant les rôles de composition, dans des productions de prestige et avec des réalisateurs aussi talentueux que John Huston (
La Nuit de l'iguane, 1964), Otto Preminger (
Bonjour tristesse, 1958), Leo Mac Carey (le beau
Elle et lui en 1957). Aventureuse, elle ne se fixe aucune barrière, allant jusqu'à tenter des expériences dans le cinéma de genre avec
Les Innoncents de
Jack Clayton (1961).
A la fin des années 60,
Deborah Kerr s'écarte progressivement du milieu du cinéma. La maladie de Parkinson l'atteint de plus en plus durement quand Hollywood la couronne (enfin) d'un Oscar d'honneur en 1994. Elle se retire dans le Suffolk (Est de l'Angleterre) où elle s'éteint le 16 Octobre 2007.