Best of the worthFrère de Julia (avec qui il y eut fâcherie puis réconciliation), Eric Roberts n'a certes pas tutoyé les mêmes sommets que ça sert mais n'a pas toujours mérité ça. jeune premier en vogue dans les années 80 (Runaway train), il sombre dans l'action décérébrée au coeur des années 90 Best of the best) avant de retrouver un peu de lustre dans les séries TV (Oz) et le cinéma indépendant.
Né à Biloxi, dans le Mississippi,
Eric Roberts est le premier d'une fratrie d'acteurs dont le plus célèbre rejeton est sans doute la belle Julia qui fit, à tous points de vue, une carrière bien plus brillante que celle de son frère. Celui-ci n'a pourtant pas manqué de chance à saisir, mais a, parfois, mis les pieds dans le (mauvais) plat. N'est pas
Pretty qui veut.
Après avoir débuté relativement tôt en écumant les troupes de théâtre locale, le jeune et fringant Eric connaît assez vite le succès, à la fin des années 70, pour ses rôles dans
King of the Gypsies (1978),
Star 80 (1984) mais surtout
Runaway train (1985 où sa composition en Buck lui permet d'obtenir une nomination pour l'Oscar du meilleur second rôle. C'est à ce moment précis que les choses se gâtent.
Maudites années 90 ! En effet, le jeune premier épatant des 80's se transforme alors en sparring partner de films musclés manquant de cervelle et plonge dans l'anonymat.
Best of the Best (deux volets en 1989 et 1993),
Sang chaud pour meurtre de sang froid (1991),
L'Expert (1994)... Non content de figurer dans des séries B aux titres français improbables, Eric joue en plus les seconds couteaux, ce qui n'est pas sans ternir son étoile.
Le salut viendra d'abord du cinéma indépendant où ses prestations dans
It's my party (1996),
De sang froid (1996) et
La Cucaracha (2000) lui offrent une reconnaissance de ses pairs, notamment à travers une récompense à Sundance. L'autre issue de secours, c'est la série TV où il connaît de beaux succès dans des productions aussi exigeantes que "Oz", "Heroes" ou "Les Experts : Miami". Au cinéma, l'appel du nanar est encore plus fort et, malgré une intéressante apparition dans
The Dark Knight (2008), il continue les films sans intérêt de
Dead or alive (2006) à
Phat girlz (2006), intégrant même le casting hypra-musclé de
The Expendables (2010).