Gela Babluani est né à Tblissi en Géorgie il y a 27 ans.
Formellement c'est cette même force de l'image qu'il essaye de retrouver dans ses films dès le premier court-métrage, A fleur de peau, en 2002.
13 TZAMETI, sur nos écrans le 8 février 2006, est le premier long métrage de Gela Babluani qui par ailleurs vient juste de terminer en Géorgie, avec son père Temur, le tournage de son deuxième film, L'Ame perdue du sommet avec Sylvie Testud, Stanislas Merhar, Pascal Bongard et Georges Babluani.
Gela a 17 ans quand Temur envoie ses quatre enfants étudier en France. A Paris, le jeune Gela écrit beaucoup, s'enthousiasme pour la langue française et s'intéresse au cinéma. Même à distance, la relation avec le père demeure essentielle dans sa démarche cinématographique. Ses références restent celles du cinéma soviétique, des grands films en noir et blanc, muets, qu'il découvrait sur grand écran à Tblissi avec son père. La force de frappe de l'image et la puissance du montage le clouaient des heures à son siège.
Fils du metteur en scène Temur Babluani (auteur de quatre films dont La Migration des Moineaux, sélectionné à la Semaine de la Critique à Cannes en 1988 et le dernier, Le soleil des veilleurs, Ours d'Argent à Berlin en 1993), Gela, lors de son enfance, vit beaucoup dans la rue la frénésie d'une époque dense en changements politiques et économiques. Dès la chute du mur, en 1989, la Géorgie plonge dans la liberté et le chaos. Gela grandit en pleine guerre civile, dans un monde où la corruption, les luttes de clans, les fusillades, les militaires et la mort finissent par devenir son quotidien.
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