George Cukor : critiques des internautes

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 Le pygmalion de ces dames


Déposé par cinemane le 09/05/2008 

 

Désigner George Cukor comme le peintre de la femme est donc presque un pléonasme, tant il est évident qu’il dirigea de main de maître les plus grandes actrices : Greta Garbo l'inoubliable interprète de Camille (Le Roman de Marguerite Gautier, 1937) et Two-faced woman (La femme aux deux visages, 1941), Norma Shearer et Joan Crawford dans The Women (Femmes, 1939), Ingrid Bergman dans Gaslight (Hantise, 1944), Judy Holliday dans Born Yesterday (Comment L’Esprit vient aux Femmes, 1950), The Marrying Kind (Je retourne chez Maman, 1952) et It should happen to You (Une Femme qui s’affiche, 1954), Ava Gardner dans Bhowani junction (La Croisée des destins, 1956), Judy Garland dans A star is born (Une étoile est née, 1954), et Marilyn Monroe dans Let’s make Love (Le Milliardaire, 1960). Cukor dirige Marilyn dans son dernier film (inachevé) : Something’s got to give en 1962. La comparaison entre Garbo et Marilyn s'impose : l'actrice "mise à nu" (autant au figuré qu'au réel) révèle une femme, vulnérable et traquée. En 1939, il commence Gone with the Wind (Autant en emporte le vent). Après trois semaines de tournage, Clark Gable demande le renvoi de Cukor qui, selon lui, déplaçait trop l'intérêt du film sur les héroïnes. Lui succèdent Wood et Fleming. Toute l’œuvre de George Cukor est traversée par les mêmes thématiques : l’illusion, la vie et le rêve, la femme et l’actrice ainsi que l’éternel thème du Pygmalion.










 

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