Sweet GéraldineActrice discrète et gracieuse, Géraldine Pailhas a failli être danseuse mais s'est tournée vers le cinéma au début des années 90. Bien lui en a pris : pas toujours utilisée à bon escient elle a tout de même obtenu un César du meilleur espoir (La Neige et le feu) et a tourné avec quelques uns des cinéastes français les plus influents (Pialat, Demy, Ozon).Née à
Marseille, Géraldine fait ses premiers pas au cinéma en faisant de la figuration dans
Trois places pour le 26 de Jacques Demy, alors même qu'elle se destine encore a une carrière de danseuse. Deux ans plus tard, sa carrière prend une autre dimension avec
les Arcandiers et surtout
la Neige et le feu de Claude Pinoteau (1991), rôle pour lequel elle est récompensée d'un César du Meilleur espoir féminin.
Elle joue ensuite aux côtés d’Yves Montand dans
IP5 de Beineix puis travaille avec des acteurs américains comme Johnny Depp et Marlon Brando pour
Don Juan DeMarco. En 1995, son expérience avec Maurice Pialat sur le tournage de son dernier film,
Le Garçu la conforte dans sa place d'actrice subtile et d'une rare justesse.
Pour autant, Géraldine ne s'enferme pas dans l'espace du cinéma d'auteur et tente des expériences dans le domaine de la comédie populaire grâce aux
Randonneurs de
Philippe Harel (1996) ou à
La Parenthèse enchantée. Souvent sous-exploitée, dans un milieu du cinéma français où la discrétion ne fait pas toujours l'unanimité, elle apparaît régulièrement dans des productions plus standards (
L'Adversaire,
Une Vie à t'attendre,
Le Coût de la vie), elle trouve parfois des rôles à sa mesure comme dans
la Chambre des officiers de François Dupeyron où
5 x 2 de François Ozon.
A partir de 2006, son talent et son opiniâtreté commencent à être reconnu grâce à son rôle étrange de femme délaissée
Je pense à vous de
Pascal Bonitzer. C'est surtout en janvier 2008 que les projecteurs se tourne sur cet actrice à part lorsqu'elle interprète
Didine dans le film éponyme de Vincent Dietschy. Face à son compagnon
Christopher Thompson, dans un rôle attachant et intense, elle séduit la critique et le public.
Désormais présente parmi les actrices qui compte, mais toujours humble et au service des cinéastes, elle retrouve
Philippe Harel et
Les randonneurs à St Tropez en 2008. Un an plus tard, elle frappe à nouveau fort et au coeur, en habitant avec fragilité la jeune femme séduite par
Guillaume Canet dans
Espion(s) de
Nicolas Saada.