![]() |
Actrice, Comédienne, Metteur en Scène |
Isabelle Huppert passe son enfance à Ville d'Avray avec un père PDG d'une entreprise de coffres-forts, une mère enseignante d'anglais, ses trois soeurs et son frère. Inscrite au conservatoire de Versailles par sa mère, elle remporte un premier prix d'interprétation pour Un caprice de Musset.Après une licence de russe, elle suit des cours au Conservatoire d'art dramatique où ses ...
Biographie complèteDans ses premiers films, avec son visage d’adolescente et son corps de femme, Isabelle Huppert suscite, non sans perversité, le désir des hommes : Dupont Lajoie (1975, d’Yves Boisset), Le juge et l’assassin (1976, de Bertrand Tavernier). Elle paraît alors vouée aux rôles de victime passive du destin autant que d’un comportement équivoque, comme l’est, exemplairement, La dentellière (1977, de Claude Goretta). Pourtant, en Violette Nozière (1978, de Claude Chabrol), elle se rebelle, sans bruit, contre la médiocrité de son existence, jusqu’à assassiner ses parents. Dès lors, ses personnages seront souvent des monstres de duplicité sous le masque de l’innocence. Elle sera nymphomane meurtrière dans Eaux profondes (1981, de Michel Deville) et dans Coup de torchon (1981, de Bertrand Tavernier) et incarnera La garce (1984, de Christine Pascal) archétypique, de même que dans Loulou (1980, Maurice Pialat), dans La truite (1982 de Joseph Losey), et encore dans La femme de mon pote (1983, de Bertrand Blier). Mais c’est sous la direction de Claude Chabrol qu’Isabelle Huppert atteint la perfection dans le délicat registre de l’ambiguïté. Après Violette Nozière, le cinéaste lui confie un rôle d’avorteuse dans Une affaire de femmes (1988), puis son travail avec Chabrol s’enrichit d’une Madame Bovary (1991) très crédible et frémissante, de l’inoubliable postière auteur du sanglant massacre de La cérémonie (1995), d’une arnaqueuse ordinaire de casino dans Rien ne va plus (1997), et enfin du rôle de la glaçante Mika dans Merci pour le chocolat (2000), où l’actrice incarne tout bonnement le Mal. Dans ce dernier film, dirigeante d'une entreprise chocolatière suisse, elle tisse sa toile pour éliminer ceux qui la gênent, jusque dans sa sphère privée et familiale.
Mostra de Venise 2005 | Lauréat pour : | Lion spécial d'interprétation |
Festival de Cannes 2001 | Lauréat pour : | Prix d'interprétation féminine |
Festival de Cannes 1978 | Lauréat pour : | Prix d'interprétation féminine |
Présentation : Le temps du loup
Bande annonce : Le temps du loup
Trouver une séance pour : Le temps du loup