Jean-Jacques Beineix

Mortel transfert (2001)

Photo dernier film Jean-Jacques Beineix
Photo dernier film Jean-Jacques Beineix

BIOGRAPHIE

Né en 1946 à Paris, Jean-Jacques Beinex est durant une douzaine d’années, l’assistant de réalisateurs tels que Jean Becker, Claude Berri, René Clément, Jean-Louis Trintignant ou encore Claude Zidi. En 1980, il réalise son premier long-métrage, Diva, qui connaît un accueil critique épouvantable mais un immense succès public tant en France que dans le monde entier. Le film reçoit quatre César en 1982.

En 1983, il rempile avec La lune dans le caniveau, avec Gérard Depardieu, Nastassja Kinski et Victoria Abril. Sélectionné pour le Festival de Cannes, il déchaîne la polémique sur la Croisette –le public boude le film– une fraction armée dure l’adule. En 1984, Jean-Jacques Beineix reçoit, par la poste, le manuscrit du troisième livre de Philippe Djian : 37°2, le matin, coup de foudre immédiat. Rencontre d’une inconnue : Béatrice Dalle, elle décroche le rôle de Betty Blue, Jean Hugues Anglade sera son partenaire. 37°2 le matin sort en 1986 et remporte un formidable succès à travers le monde.

En 1986, il créé sa propre société de production : Cargo Films. En 1989, il réalise Roselyne et les lions, dont le rôle-titre revient à Isabelle Pasco aux côtés de Gérard Sandoz. Il revient en 1993 et tourne IP5 avec Yves Montand dans le rôle principal. L’acteur joue là son ultime rôle à l’écran.

À partir de 1994, Jean-Jacques Beineix s’engage plus activement pour la défense du cinéma et devient président de l’ARP (association des Auteurs Réalisateurs Producteurs). En 1992, il part tourner en Roumanie son premier documentaire : Les enfants de Roumanie. S’enchaîneront ensuite les documentaires : Otaku en 1993, Place Clichy sans complexe en 1994, Assigné à résidence en 1997. Par ailleurs Cargo Films produit plusieurs documentaires d’autres réalisateurs.

En 2001, Jean-Jacques Beineix revient au film de long métrage avec Mortel transfert, comédie noire psychanalytique déjantée. Il retrouve son complice de 37°2, Jean Hugues Anglade. En 2002, il se penche sur le phénomène de la real TV et signe un documentaire en co-production avec Arte, Loft Paradoxe .

En 2003, Jean-Jacques Beineix se lance dans une nouvelle aventure avec l’adaptation de L’affaire du siècle en bande dessinée. 2004, Le 1er tome de la tétralogie co-édité par Cargo Films. Le succès de ce premier album conforte Jean-Jacques Beineix dans son choix, il est suivi deux ans plus tard d’un deuxième tome.
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