Une voleuse au césarEphémère égérie du cinéma d'auteur au début des années 90, elle tourne en l'espace de 5 ans avec tout ce que la France compte de grands noms du cinéma : de Rivette (La Bande des quatre) à Godard (Nouvelle vague) en passant par Techiné (Les Voleurs). C'est d'ailleurs grâce à ce dernier qu'elle obtient le César du meilleur espoir en 1997. Depuis, elle s'est un peu eclipsé, continuant son chemin dans le sillon d'un cinéma intimiste et exigent (Oublier cheyenne).Née à
Lyon, Laurence Côte est une enfant adoptée qui passe toute son enfance à Autun, en Bourgogne. Une fois son baccalauréat en poche, cette jeune femme indépendante quitte la province pour intégrer le Cours Florent et l'école de la Rue Blanche
Après une première apparition dans le film
Travelling avant (1987) elle se fait remarquer dans
La Bande des quatre (1989) de Jacques Rivette, dans un rôle de fille androgyne et mystérieuse. Dès lors, elle devient une égérie du cinéma d'auteur au début des années 90, tournant avec Doillon (
La Vengeance d'une femme en 1990), Godard (
Nouvelle vague, 1990) et le jeune Desplechin.
Son goût radical pour les univers sombres, exigents et les cinéastes originaux, elle connaît la consécration en 1997 avec l'obtention du César du meilleur espoir féminin pour son rôle dans
Les Voleurs d'André Techiné. A la suite de ce prix, sa carrière semble paradoxalement s'essoufler même si elle tourne encore quelques premiers films comme
Romaine (1997) ou
Je règle mon pas sur le pas de mon père (1999).
Depuis le début des années 2000, Laurence Côte se reconvertit donc dans la télévision, figurant à l'affiche de la série à succès "Nos Enfants chéris" (2006 et 2008). Elle continue par ailleurs d'apparaître au cinéma dans des films intimiste comme
Oublier cheyenne (2006), mais aussi dans des projets plus grand public, comme le néo-polar,
La chambre des morts (2007).