L'actrice quebecoise du momentRévélé par ses brillantes prestations chez Denys Arcand, Marie-Josée Croze a depuis franchi avec un certain bonheur l'Atlantique pour débuter une carrière française placée sous les auspices du thriller grand public de Guillaume Canet, Ne le dis à personne. Régulièrement demandée depuis, elle fait partie des acadiens les plus en vue du cinéma.Née à Montréal, au Canada, Marie-Josée Croze étudie tout d'abord les arts plastiques avant de s'orienter vers les planches, à l'atelier du Theatre de la Veillée Prospero.. En 1993, Georges Mihalka lui donne son premier rôle au cinéma dans
La Florida et elle commence à travailler pour de nombreuses séries et téléfilms canadiens francophones et anglophones. En 2000 elle accède à la reconnaissance grâce à
Maelström de Denis Villeneuve, qui fait le tour des festivals et lui vaut le Génie canadien et le Jutra québécois de la meilleure actrice.
Elle tourne alors
Ararat, réalisé par l'un de ses plus fameux compatriotes, Atom Egoyan. Mais c'est avec une autre oeuvre chorale,
Les invasions barbares de Denys Arcand que vient la consécration : l'actrice décroche, grâce à sa subtile prestation de junkie, le Prix d'interprétation féminine à
Cannes en 2003. Dès lors elle est très sollicitée en France, interprétant une actrice glamour et mystérieuse sous la direction de Laurence Ferreira Barbosa dans
Ordo (adapté de Donald Westlake), une mère célibataire dépassée par ses responsabilités dans le drame de Jean Pierre Denis
La petite chartreuse, et une architecte amoureuse pour la comédie romantique
Mensonges et trahisons de Laurent Tirard.
La consécration intervient en 2006, avec son rôle dans
Ne le dis à personne, succès surprise orchestré par Guillaume Canet. Egalement à l'affiche de
Jacquou le croquant de Laurent Boutonnat et
Les oiseaux du ciel d'Éliane de Latour, elle entame une carrière internationale qui la mène dans le
Munich de Steven Spielberg.
Désormais confirmée dans son statut de star canadienne, elle s'attache à proposer des compositions de femme fragile, opiniâtre en ne se fixant aucune limite de genre, du thriller
Le dernier protocole en 2008, au drame intimiste de
Jean Becker (
Deux Jours à tuer) en passant par la chronique familiale avec
Mères et filles de
Julie Lopes-Curval (2009).
Ses pièces de théâtre avec Spectacles.fr