One more thing...La notoriété internationale, il la doit à l'inspecteur Columbo, flic pourfendeur d'une bourgeoisie dévoyée. La reconnaissance d'acteur, il l'a acquis chez Wenders et Cassavetes, deux de ses cinéastes fétiches avec lesquels il a donné la pleine mesure de son style nonchalant. Toujours sur le fil, borgne depuis son enfance, Peter Falk est un talent pur et attachant.Né à New York,
Peter Falk, d'ascendance slave et juive, grandit au milieu de la communauté italienne de la Grande Pomme. A l'âge de trois ans, il se fait retirer l'oeil droit, à cause d'une tumeur maligne. Après de brillantes études, il manque de peu son entrée à la CIA et se rabat sur un travail d'analyse en management.
En 1956, il décide de se consacrer pleinement à la comédie et débute dans une adaptation du Don Juan de Molière avant d'entrer à Broadway. Il commence également à faire quelques apparitions dans des séries télévisées et obtient ses premiers rôles au cinéma deux ans plus tard, en 1958, avec
Wind across the Everglades.
Le succès cirtique intervient très vite pour cet acteur doué, au physique particulier, tour à tour charmeur et fragile. En 1960 et 1961, il est nominé deux fois aux Oscars pour ses prestations dans
Murder inc., et
Pocketful of Miracles de Frank Capra, mais repart bredouille
La rencontre majeure de sa carrière a lieu au début des années 70, lorsqu'il tourne
Husbands avec
John Cassavetes. Avec lui, il obtiendra un de ses plus beaux rôles, en 1974, aux côtés de
Gena Rowlands dans
Une Femme sous influence. Ces performances lui ouvrent les portes du cinéma d'auteur européen, notamment chez Wenders avec qui il tournera
Les Ailes du désir.
L'autre rôle de sa vie, c'est celui de l'inspecteur Columbo. Il endosse l'imperméable du policier le plus célèbre des Etats-Unis en 1971 et ne le lachera pas pendant plus de 30 ans. Le cigare, la décontraction et le fameux "Une dernière chose..." lui permettront de créer un des personnages les plus attachants du petit écran.
Depuis le début des années 90, Falk a fait quelques apparitions dans de grosses productions hollywoodiennes comme
Next, mais s'écarte peu à peu des écrans à cause de la maladie d'Alzheimer qui le ronge.
Le 23 juin 2011, celui qui restera à tout jamais dans l'inconscient collectif le Lieutenant Columbo s'éteint chez lui, à Beverly Hills.