Les tribulations de Philippe au cinémaPhilippe De Broca a représenté l'un des principaux artisans du cinéma populaire français. Depuis L'Homme de Rio à Vipère au poing, en passant par Les tribulations d'un Chinois en Chine ou Le magnifique, de Broca a su revigorer le divertissement au sens noble du terme.Né à
Paris en 1933,
Philippe De Broca de Ferrussac débute au service presse de l'armée française durant le guerre d'Algérie. Très marqué, il décide de se lancer dans le cinéma de divertissement.
D'abord formé à l'école de la Nouvelle Vague, sous l'oeil bienveillant des maîtres de l'époque (Truffaut, Chabrol, Lacombe...), de Broca débute rééllement dès 1960 avec la comédie
Le Farceur. La rencontre avec
Jean-Paul Belmondo va donner naissance à un véritable collaboration qui débute avec
Cartouche (1962). Le succès est tel que les deux hommes se retrouvent pour
L'Homme de Rio l'année suivante, pour une histoire abracadabrante inspirée des aventures de Tintin, et qui influencera Spielberg en personne pour la conception du personnage d'Indiana Jones. Le succès est triomphal. Belmondo et de Broca continuent sur la vague du triomphe que leur offre le cinéma de divertissement avec
Les Tribulations d'un Chinois en Chine (1965),
Le magnifique (1973) ou encore
L'incorrigible (1975).
De Broca collaborre aussi avec
Michel Audiard qui apporte son sens du dialogue truculent dans des films comme
Tendre poulet (1978) ou
On a volé la cuisse de Jupiter (1980). Ses films suivants, comme
La gitane (1986),
Chouans (1988) ou
Les 1001 nuits (1990) n'obtiennent pas un écho très favorable. De Broca saura se rattraper avec une nouvelle adaptation du
Bossu avec Daniel Auteuil et Fabrice Luchini. Filmé à l'ancienne,
Le Bossu connaît en 1997 un vrai succès populaire qui consacre le réalisateur comme un véritable artisan voué au divertissement. Ses deux films suivants (
Amazone et
Madame-sans-gêne) passent complètement inaperçus. De Broca se retourne alors vers Bazin pour adapter son roman
Vipère au poing dès 2004. Ce sera son dernier film.