Du micro à l'oeilletonEx-ingénieur du son pour Deville et Beauvois, Philippe Lioret opère un virage vers la réalisation au milieu de sa carrière. D'abord adepte de comédies légères à visée sociale (Tenue correcte exigee, Mademoiselle), il réalise progressivement des films plus sombres et atteint un sommet en 2009, avec le succès de Je vais bien, ne t'en fais pas.Né à
Paris,
Philippe Lioret entre dans le monde du cinéma par le son, domaine grâce auquel il participe à une vingtaine de films en tant qu'ingénieur du son (notamment avec Michel Deville, Xavier Beauvois et Gérard Jugnot). Après 15 ans de bon et loyaux services, il bifurque vers la réalisation avec son premier film de fiction,
Tombés du ciel (1993), comédie farfelue interprétée par
Jean Rochefort.
Primé à San Sebastian, le film obtient un bon succès d'estime qui permet à Lioret de gagner ses galons de cinéaste. Il confirme l'essai quatre ans plus tard avec une autre comédie,
Tenue correcte exigée, où son humour s'enrichit d'une vraie dimension sociale, mettant aux prises quelques déclassés avec la haute société.
Toujours ancré dans des problématiques contemporaines, son cinéma se fait tour à tour plus léger et romantique en 2001 avec
Mademoiselle (où il retrouve
Jacques Gamblin), ou plus sombre et angoissant avec
L'équipier (2004). le succès est toujours au rendez-vous et la consécration intervient dès 2006, avec le drame
Je vais bien, ne t'en fais pas, pour lequel Mélanie Laurent et
Kad Merad obtiennent deux Césars.
Désormais engagé sur une voie plus tendue et noire qu'à ses débuts, Lioret signe son retour au cinéma en 2009, avec
Welcome, drame où
Vincent Lindon, en maître-nageur, tente de reconquérir sa femme.