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Personne

Roger Leenhardt

Né le 23 juillet 1903 | 82 ans
Décédé le 04 décembre 1985 | il y a 40 ans

Né à Montpellier, Hérault, France

Arrière-plan dernier film Roger  Leenhardt

BIOGRAPHIE

Roger Leenhardt (23 juillet 1903 – 4 décembre 1985) était un écrivain et cinéaste français. Né dans une famille bourgeoise protestante, ce brillant étudiant en philosophie fut très tôt fasciné par le cinéma. Par l'intermédiaire d'un cousin, il commença à travailler pour le programme d'actualités Éclair Journal et fonda en 1934 sa propre maison de production avec René Zuber, « Les Films du Compas », connue plus tard sous le nom de « Roger Leenhardt Films ». Critique à la revue Esprit, il était considéré comme l'un des observateurs les plus perspicaces de la France d'avant-guerre et exerça une influence considérable sur André Bazin et toute la « Nouvelle Vague ». Grâce à sa série d'articles intitulée « La petite école du spectateur », le cinéma devint reconnu comme un art et un langage à part entière. Leenhardt collabora également à d'autres revues, comme Fontaine, Les Lettres Françaises et l'Écran français, où il lança en 1948 son célèbre cri du cœur : « À bas Ford ! Vive Wyler ! » En 1949, il favorisa la création du ciné-club Objectif 49 dont il fut coprésident avec Robert Bresson et Jean Cocteau. Destiné à promouvoir un nouveau cinéma d'auteur, le club aboutit à la création à Biarritz du Festival des Films Maudits. À partir des années 1950, il présida l'Association française pour la diffusion du cinéma qui organisa un festival itinérant, Les Journées du cinéma (1953-1960). Enfin, en 1955, Leenhardt participa à la création à Tours des Journées internationales du film, qui devint le Festival de Tours. Spécialisé dans les courts métrages, le festival réunit les plus grands cinéastes, notamment François Truffaut, Chris Marker, Agnès Varda, Jacques Demy, Roman Polanski, Robert Enrico et bien d'autres. Son œuvre documentaire est considérable et comprend la réalisation de plus de 60 courts métrages ainsi que la production d'un nombre similaire. Ses travaux se divisent en deux catégories principales : les portraits de grands écrivains (François Mauriac, Paul Valéry, Victor Hugo, etc.) et les portraits de peintres célèbres (Monet, Pissarro, Bazille, etc.). Il réalisa également un film sur les origines de la photographie (Daguerre ou la Naissance de la photographie, 1964) et un autre sur l'invention du cinéma (Naissance du cinéma, 1946), un chef-d'œuvre de pédagogie et d'intelligence. Privilégiant sa vision d'artiste, Leenhardt ne tourna que trois longs métrages de fiction : Les Dernières Vacances (1948), Le Rendez-vous de minuit (1961) et, pour la télévision, Une fille dans la montagne (1964). De plus, Roger Leenhardt apparut comme acteur dans trois films. Dans Les Dernières Vacances, il incarne le professeur. Jean-Luc Godard le choisit pour incarner le personnage de « l'Intelligence » dans Une femme mariée (1964) et François Truffaut le sélectionna comme l'éditeur dans L'Homme qui aimait les femmes (1977).
Roger  Leenhardt