Une des têtes familières de JeunetSa tête vous dit forcément quelque chose et pour cause : Rufus est un des seconds rôles les plus appréciés du cinéma français. Compagnon de route de Jeunet (il est à l'affiche de tous ses films sans exception), mais aussi de Lelouch ou Giovanni, son physique de grand Pierrot lunaire lui a permis de voyager dans tous les univers, de la comédie (King Guilaume, 9 Mois) à l'essai (Ce jour-là de Raoul Ruiz). Il est également auteur de pièces et de romans.Né à Riom,
Rufus (de son vrai nom Jacques Narcy) passe son enfance dans le Puy-de-Dôme avant d'entamer des études de médecine. Il lache prise au bout de 3 ans pour devenir régisseur de théâtre afin d'accomplir sa passion pour le théâtre. Avec son allure dégingandée, son regard lunaire et son imaginaire débridé,
Rufus embrasse alors d'un seul mouvement théâtre et cinéma.
Sur grand écran, il débute en 1968, sous la caméra de Christian Gion, dans
Les Encerclés. Il apparaît ensuite chez Claude Autant-Lara dans
Les Patates (1969). A chaque fois, il est un second rôle iconoclaste, apportant sa touche personnelle à des compositions apparemment anodines.
C'est dans ce registre qu'il connaît donc ses plus belles heures, devenant peu à peu une figure incontournable du cinéma français, un de ses visages familiers du 7e art. Fidèle de certains univers comme celui de Jeunet (il est dans chacun de ses films depuis
Delicatessen jusqu'à
Un Long dimanche de fiancailles) ou de José Giovanni (
Le Tueur du Dimanche en 1984), il a également tourné avec Lelouch, Godard, Raoul Ruiz et, plus récemment, Radu Mihaileanu (
Train de vie) et un autre grand comique lunaire PEF, pour
King Guillaume (2009).
Au théâtre, il est acteur depuis le début des années 70 mais aussi auteur de pièves contemporaines à son image : drôles et absurdes comme en témoignent "
Rufus joue les fantaisistes" ou ses projets en compagnie de Brigitte Fontaine et Jacques Higelin à la fin des années 60 ("Maman j'ai peur", 1967).
Egalement auteur d'essai et de romans,
Rufus apparaît toujours avec une régularité de métronome au cinéma que ce soit dans des comédies poulaires (
Iznogoud de Patrick Braoudé en 2004) ou dans des projets plus intimistes comme
Du Jour au Lednemain (Philippe Le Guay, 2006).
Ses pièces de théâtre avec Spectacles.fr