De l'énergie avec des grattes acoustiquesAvec sa famille, Stéphane Sanseverino passe sa jeunesse à voyager, à cause du métier de son père : de Nouvelle-Zélande au Mexique, d'Europe du Sud en Europe de l'Est. C'est là, que le jeune Stéphane découvre la musique tzigane, une passion qui ne le quittera plus. Il n'a pourtant pas été élevé à la guitare Django : à la radio, il entendait des chansons napolitaines, Brel, Trenet, Ferré et Vian.
Il s'aperçoit vite que si le rock ne lui va pas, des groupes comme Les Pogues et, en France, Les Têtes Raides prouvent que l'on peut produire de l'énergie avec des guitares acoustiques. Il bosse la sienne comme un fou, et devient un joueur de swing manouche extrêmement convaincant. Parmi les nombreux groupes dont il a fait partie, le plus connu, Les Voleurs de poules (1992-1999), témoigne de cette jubilante prédilection, et d'une liberté musicale qui conjugue bastringue et Balkans.
Désormais en solo,
Sanseverino a raffermi son écriture et son chant, il mène sa musique sur d'autres chemins emballants. D'abord placé sous le signe de la gouaille malicieuse et féroce (
Les embouteillages, Mal ô mains), de l'auto-dérision (
Swing du nul), des clins d'oeil (Bruant et Brel pour
Frida), son album ne cesse de gagner en densité : un
Tango de l'ennui emprunté à François Béranger et gratté jusqu'à l'os, un
Rouge incandescent, une
Mer empoissée. Joueur et rageur, c'est
Le Tango des gens selon
Sanseverino : allegro jamais non troppo.
Révélation scène de l'année 2003 aux Victoires de la Musique, il sort l'album
Les Sénégalaises en mars 2005 suivi en 2006 par l'opus
Exactement. En 2009, après une tournée au japon,
Sanseverino revient avaec l'opus
Les Faux Talbins (Columbia).
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