Miss Irons a du caractèreEpouse de l'acteur Jeremy Irons, cette irlandaise de caractère a longtemps roulé sa bosse dans le domaine du théâtre et de la télévision britannique avant de faire progressivement son trou au cinéma à la fin des années 80. Avec à la clé quelques beaux seconds rôles chez Bertolucci (Beauté volée), Berliner (D'un reve a l'autre) et Cronenberg (Les Promesses de l'ombre).Née Jane Moira Cusack à Dalkey, en Irlande, Sinéad Cusack est élevée dans un foyer d'acteurs, puisque son père et sa mère son tout les deux comédiens et que chacune de ses trois soeurs a suivi le même chemin. Actrice de caractère, fermement engagée pour la défense des droits civiques dans son pays, sa première vocation est la scène.
Dès la fin des années 60, elle fait partie de la troupe Abbey Theatre de Dublin puis intègre la Royal Shalespeare Company au milieu des années 70. Avec elle, Sinéad joue des textes classiques ("Cyrano de Bergerac" notamment) et parcourt le monde, jusqu'à se produire à Broadway dans les années 80.
Elle commence par ailleurs a jouer pour la télévision dans des séries télévisées, notamment "Amicalement votre". Epouse de
Jeremy Irons depuis 1967, sa carrière cinématographique peine à démarrer malgré quelques petits rôles dans les années 70.Le vrai départ intervient au début des années 80 où l'actrice accumule les seconds rôles de composition dans des productions indépendantes comme
Cement garden (1992) ou
Mémoires d'un sourire (1993).
Sa carrière se poursuit alors dans le cinéma d'auteur international, l'irlandaise trouvant des rôles intenses chez Bertolucci (
Beauté volée en 1996),
Alain Berliner (
D'un rêve à l'autre), ou même chez son mari,
Jeremy Irons, pour le téléfilm
Mirad (1997). A l'occasion elle traîne même sa silhouette dans des productions un peu plus musclées, avec le
V pour vendetta de
James McTeigue, en 2006.
En 2008, elle accroche un nouvel auteur à son arc,
David Cronenberg avec lequel elle collabore pour
Les Promesses de l'ombre. Un an plus trd, elle est à l'affiche de
Cracks avec
Eva Green, réalisé par
Jordan Scott.