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BIOGRAPHIE


Une Marilyn bis

De ses premiers pas difficiles dans la vie (un mariage et un enfant très jeune, suivi d'un rapide divorce et d'années de galère), Stella Stevens a sans doute gardé une farouche volonté de s'en sortir par tous les moyens. Ce fût alors le mannequinat et la comédie, avec une fortune contrastée puisqu'à une gloire filante dans les années 60 (Lil' Abner) succède une longue descente dans les enfers du soap TV.

Née à Yazoo City, dans l'Etat du Mississippi, Estelle Caro Eggleston - plus connue sous le nom de Stella Stevens
- est élevée seule par sa mère et se retrouve dès l'âge de 15 ans femme au foyer avec un enfant. Elle divorce au bout de 3 ans de ce premier mariage dont elle ne gardera que le nom, Stephens, maquillé plus tard en Stevens.

Marquée par cet début de vie mouvementé, elle entre au Memphis State College où elle commence à s'intéresser à la comédie et au mannequinat. Dotée d'une beauté platine et d'un sex-appeal qui n'est pas sans rappeler celui de Marilyn Monroe, elle suscite très vite un vif intérêt chez les producteurs qui voit la possibilité d'en faire un clone parfait de la star des 50's.

Après unpassage éclair chez la Fox, elle signe à la Paramount où elle connaît ses premiers succès, notamment dans le rôle d'Appassionata Von Climax (Lil' Abner) ou en joli faire-valoir de Jerry Lewis dans Docteur jerry et mister love (1963). À la même époque sa pose en page centrale du magazine Playboy (elle est la "Playmate" de Janvier 1960) n'est pas non plus pour rien dans sa soudaine et glamour notoriété.

La suite est moins glorieuse pour la belle Stella qui n'est pas aidée par des rôles s'appuyant essentiellement sur sa plastique de rêve mais ne se caractérisant pas par leur profondeur (Matt Helm, agent très spécial en 1966). Et si elle surnage parfois dans des productions nettement plus ambitieuse d'un point de vue esthétique (Un nommé Cable Hogue), les années 70 voient sa claire étoile ternir singulièrement à travers des productions de genre sans relief (L'aventure du Poséidon, 1972) et une interminable liste de productions télévisées qui se poursuit jusqu'aux années 2000 ("Flamingo road", "Santa Barbara", "Hopital Central").



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