Tony Curtis

Spartacus (2009)

Photo dernier film Tony Curtis
Photo dernier film Tony Curtis

BIOGRAPHIE

Né Bernard Schwartz dans le Bronx, Tony Curtis est un modeste fils d'immigré hongrois et vit en compagnie de ses deux frères dans l'arrière boutique de tailleur de son père. Le manque d'argent, la dureté de sa mère (violente, elle sera plus tard diagnostiquée schizophrène) et la mort d'un de ses frères, contribuent à forger son caractère. Il fait ses classes dans la Marine pendant la deuxième guerre mondiale, puis entame des études de comédie à son retour des champs de bataille.

Après quelques apparitions non crédités dans des productions Universal, notamment un savoureux rôle de gigolo dans Pour toi, j'a tué de Robert Siodmak (1949), il fait ses grands débuts en 1951 dans Le Voleur de Tanger, en 1951. Ses airs de jeuen premier et son profil exotique le rendent très populaire auprès de la gente féminine, mais son talent ne semble pas encore convaincre les pontes des studios qui continuent à l'exploiter dans des films d'aventure sans relief comme Le Fils d'Ali baba (1953) ou Le Chevalier au roi (1954).

Paraoxalement, c'est le couple qu'il forme avec Janet Leigh, star de l'époque, qui va le booster sur la scène holywoodienne. Il devient alors réellement crédible grâce à sa belle performance dans Trapèze (1956) film à gros budget, où la finesse de son jeu donen le change face à un monstre comme Burt Lancaster.

Tony Curtis entre alors dans sa période faste. Il est partout : jeune premier aux dents longues dans Le Grand chantage (1957), ou second rôle de luxe dans des productions de prestige comme Les Vikings (1958), il est surtout à l'aise dans l'univers des comédies sophistiquées et légères, chez Wilder (Certains l'aiment chaud en 1959, un de ses rôles marquants) ou chez Edwards (Opération Jupons en 1960).

Acteur tout terrain, Curtis est surtout désireux désormais d'obtenir des rôles plus solides, éloignés du dandy élégant et charmeur auquel il est abonné. Il multiplie donc les partitions ambiguës (Spartacus, 1960) ou plus sombres (Rosemary's baby, 1968) tout en continuant à interpréter des comédies (Deux Têtes folles en 1964, La Grande course autour du monde en 1965).

Le rôle de sa vie, celui pour lequel il s'est battu (sans doute car il évoque chez lui, le souvenir de sa mère et de son frère, tous deux minés par la schizophrénie), c'est L'étrangleur de Boston en 1968, réalisé par son compère Fleischer. Pour cette prestation habitée, dans laquelle il s'investit plus que tout, il obtiendra une nomination aux Golden Globes. C'est paradoxalement à partir de cette date qu'il s'éloigne progressivement du cinéma, préférant tourner des séries pour la télévision, comme le cultissime "Amicalement vôtre" (1971).

Il apparaît alors avec parcimonie sur grand écran, se reservant des prestations parfaites de justesse chez Kazan (Le dernier nabab, 1976, ou quelques furtives prestations dans des filsm aux budgets modestes (Le miroir se brisa en 1980, Louis et Franck en 1997). Retiré du cinéma depuis les années 80, il occupe alors son activité principalement à la peinture et à la photographie.

Le 29 septembre 2010, Tony Curtis s'éteint, à l'âge de 85 ans.
Tony Curtis