
Ours d'argent au dernier festival de Berlin, A propos d'Elly semble être une réflexion passionnante autour de la société iranienne. Une réflexion qui rassemble l'intérêt du public autant que de la presse.
"On est pris au piège de ce film troublant" affirme Le Monde. C'est au sein d'une actualité politique encore virulente que A propos d'Elly prend toute son ampleur et "une résonance plus aiguë" (Les Inrocks). "On ne s'ennuie jamais" (Libération) devant cette fable qui s'amuse à mélanger les genres, passant avec aisance "du film d’action (…) au drame psychologique" (Libération).
La société iranienne "sous le regard d'un cinéaste ne laissant rien au hasard" est, selon Lventriloque, le premier gage de qualité du film. Visiblement touché par ce qu'elle qualifie être "du grand art", cette même Lventriloque a incité zouze14 à aller voir ce film porté par des comédiens "extrêmement talentueux". Au suivant…
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Le temps de prendre en compte quelques particularités - les foulards qui couvrent la tête des femmes, les chansons populaires en farsi qui remplacent les tubes pop - et l'on est pris au piège de ce film troublant, qui met la trame d'un divertissement classique à l'épreuve des dures contraintes du monde, tel qu'il s'est construit en Iran ces trente dernières années. Vu d'ici et maintenant, de France, quelques mois après le soulèvement qui a suivi l'élection présidentielle iranienne, A propos d'Elly résonne très profondément.
Une fable poétique qui, bien qu’un peu mécanique, retient l’attention. Bien qu’un peu mécaniquement théâtral et démonstratif, le film de Farhadi (primé à Berlin) prend une résonance plus aiguë, inespérée à l’aune des événements politiques récents survenus en Iran.
On passe au film d’action et ensuite, à peu près dans l’ordre, au policier, à la comédie et au drame psychologique. Entre marivaudage et polar, Asghar Farhadi part en quête de son personnage(...) On ne s'ennuie jamais...
A son meilleur, il donne à voir des individus qui se croient libres alors qu'une force plus puissante qu'eux cadenasse leur vie. Appelons-la tradition, ou dictature.