
Loup, y es-tu ?
En 1865, dans le sud de la France, une jeune villageoise quitte la maison paternelle pour suivre un vagabond dans les bois. De gré ou de force ?
A l'image du fait divers qui l'a inspiré – la passion entre une jeune bourgeoise et un hypnotiseur des plus frustres -, Benoît Jacquot a magnétisé la presse. Libération parle d'une "baguette orchestrale, un peu sourcière" pour décrire le brio avec lequel le réalisateur raconte une histoire simple et retranscrit une "hypnose". Pour Elle, toute la beauté est d'ailleurs dans cette magie : "ne jamais permettre au spectateur de résoudre l’énigme". "Où finit l'envoûtement ?" c'est également la question que Le Figaroscope se pose devant cette aventure qu'il juge "puissamment contée". En plus du sort jeté par le réalisateur, Télérama ajoute que le film est aussi une réflexion sur le cinéma et "la relation entre metteur en scène et interprète" ; sur ce point, le critique ne manque pas de qualifier Isild Le Besco d'"impressionnante". "Intelligent, malicieux, tout en ellipse et troublant": Les Inrockuptibles récapitulent et concluent sur la réussite du nouveau "grand film" de Benoît Jacquot.
Par contre, les pouvoirs de Benoît Jacquot accusent leurs limites sur les quelques internautes qui ont laissé leur avis. Si lancelot du lac parle d'"images superbes" et d'acteurs "prenants", il met surtout l'accent sur l'"ambiance pesante" du film tout en mettant en garde le jeune public et les cinéphiles féminins : "les scènes de viols peuvent peser sur les spectatrices", "dommage que l'histoire laisse supposer que le martyr de cette femme ne lui laisse que peu de souffrance, j'en doute… ". Islander va encore plus loin dans la critique négative : "Le film n'est pas très vivant", "le jeu d'Isild Le Besco peut sembler immature", et ce ne sont pas "les quelques élans musicaux prétentieux" qui lui laisseront un souvenir impérissable de ce "téléfilm" qu'il oubliera bien vite "Au fond des bois…"
Rôle dans ce film : Joséphine
Rôle dans ce film : Timothée