
Le sujet du rôle du FMI et d’une façon plus large du rôle de l’occident en Afrique est un sujet important à traiter et à ne pas laisser de côté. Cependant les discours énoncés dans le film sont parfois flous et imprécis pouvant laisser le spectateur dans une certaine ignorance. Il y a pourtant tellement de choses à dire sur le sujet. L’esthétisme et le rythme du film est remarquablement mis en scène.
C'est réaliste. On ose parler des aspects négatifs de la société au cinéma. Cela change des films américains où l'on ne montre que la richesse. C'est un bon film. il a pour objectif de faire réfléchir les personnes au sujet des conditions d'existence de l'Afrique vis à vis de l'Europe.
Un bijou. Pour une fois qu'on peut voir une tranche d'Afrique au cinéma sans complaisance ou misérabilisme. Peut-être est-ce parce que le réalisateur est africain. Un film engagé beau et brillant.
Comme cela a pu être dit : thème très interessant mais le film en lui même de par son choix de réalisation m'a ennuyée... voir endormie. Cette superposition des enjeux internationaux avec un quotidien d'une maison malienne m'a un peu perturbée... Cela peut donc plaire à 100% ou au contraire perdre certains spectateurs...
Encore un film dont j'aurai aimé dire le plus grand bien, vu le sujet. Hélas, je me suis pas mal ennuyé. Les images du quotidien et les personnes sont souvent très belles... Mais, en effet (je rejoins l'avis d'autres cityreporters) la plaidoirie anti-FMI /Omc, etc est souvent confuse et maladroite. On n'a pas l'impression d'apprendre grand chose qu'on ne sache déjà. Tout cela devient donc trop long, et j'ai zappé la dernière 1/2 heure en m'en allant ! Dommage.
Le projet initial - dénoncer la politique du FMI en Afrique et ses effets pervers - était ambitieux : mais pourquoi n'avoir pas eu le courage de livrer cette vision dans un documentaire ? La fiction est partiale, souvent démagogique (on ne donne pas vraiment à l'avocat du FMI l'occasion de faire entendre son point de vue, il est tourné en ridicule dès le début - et c'était facile !). Pire encore, le propos est constamment détourné, noyé, diffracté dans des scènes de la vie quotidienne (très belles en effet : la chanson de l'héroïne, le travail des teinturières), ce qui donne la pénible impression que le réalisateur n'a pas eu le courage d'aller au bout de ses idées. Le couple principal, dont les apparitions quasi-silencieuses scandent le déroulement du procès, laisse complètement froid, son histoire laissée dans l'ombre empêchant de vraiment prendre la mesure du drame. L'ensemble paraît d'une extrême maladresse, et c'est long, long, long (2h)...
Ce film doit être vu par le plus de personnes possibles car les relations France-Afrique et Afrique-Reste du Monde nous concerne tous. Décentrez vous de cette société de consommation à la française, de ce petit monde occidental qui dicte ses lois et plongez au coeur du continent le plus pauvre du monde : l'Afrique. Vous verrez vite que nos chers pays dits "civilisés" font bien des ravages et pas seulement au niveau de la pollution de la planète. Eh oui, on pollue également la vie des peuples, qui ne demandent qu'à s'en sortir, comme les Maliens. C'est ce que montre avec brio Bamako. Ce film est magnifique car très réaliste. Il est très bien filmé. La caméra s'attarde sur ces visages africains d'une tristesse infinie sans perspective d'un avenir digne. On en apprend peu de la culture maliennne et ses traditions mais après tout ce n'est pas l'objectif principal. Bamako se centre vraiment sur cette domination occidentale qui maintient volontairement le Mali et autres pays pauvres dans la soumission. On sent dans ce film à la fois la révolte et la résignation. On sort de là avec un sentiment étrange...
Dommage que ce film n'ait pas plus de publicité car c'est un film remarquable. Les acteurs jouent très bien et on est imprégné de la vie des Maliens au quotidien, dans leurs cours avec leurs habitudes quotidiennes. Il peut déranger certains mais il montre la manipulation que le peuple malien doit subir pour survivre dans la pauvreté. Ce film ne peut laisser personne indifférent et on sort de la séance avec un autre regard sur le Mali et l'Afrique.
C'est un très bon film. Bon ! Nous connaissons tous la misère que connaît le continent africain, oui ce film parle aussi de ça, mais pas seulement. J'aime ce côté à l'ancienne, le tribunal qui se trouve dans la cour des habitations, avec ses gens qui passent, ce petit qui joue, avec les malheurs de la vie de tout les jours, ou les bonheurs, j'aime tout simplement ce côté simple de la vie. Une leçon de vie.
Si la cause est noble, cinématographiquement, c'est d'un ennui mortel mise à part 1 ou 2 scènes. Je préfère de loin un film-documentaire pour une cause africaine comme "Le cauchemar de Darwin". Bref, un film qui ne vaut vraiment pas le déplacement. Dommage !
La trame de ce film est originale, avec un procès instauré à la Banque Mondiale dans une cour africaine, mais passé ce concept inédit, il sombre vite dans le verbeux et le creux, alignant des témoignages confus et des plaidoiries fumeuses, et les seuls instants intéressants sont interstitiels, quand au dehors de cette cour se révèle une scène de la vie africaine...
Voir un film africain c'est quelque chose de précieux parce que trop rare... rien que pour cela, déjà, il ne faut pas le manquer ! Mais en plus, on n'est pas déçus : Un peu déroutés peut-être au début parce qu'on ne sait pas trop où on est : dedans ou dehors ? dans la fiction ou dans le reportage ? chez les gens simples ou chez les grands de ce monde ? Mais on s'y fait très vite (le portier nous ouvre et si on n'a pas les papiers on pourra toujours enjamber le portail) et on est très vite pris... alors on se range, forcément, du côté des gentils. Quel talent pour nous évoquer, au travers d'un procès, tous les maux de l'Afrique. Et ce mélange d'acteurs et de non acteurs rend les scènes encore plus réalistes. J'ai aimé l'atmosphère qui se dégage, tellement vraie... le travail des femmes teinturières, les gestes simples des grandes soeurs qui s'occupent des petits, le bricolage "à l'africaine" des hauts parleurs ou des ventilateurs, le moment du thé qui m'a laissé dans la bouche le goût du premier verre, celui qui est plus amer et moins sucré ! Dommage que l'on ne puisse pas rendre obligatoire la vision de ce film, mais un peu plus de publicité lui aurait fait du bien... pour qu'il ne soit pas vu que par ceux qui aiment l'Afrique.
Bamako est l'un des plus beaux films sur la société moderne. Le réalisateur mauritanien a su mettre grâce au cinema avec humour et verité l'accent sur les grands maux qui vont au delà de l'Afrique... Un film où tout le monde a son compte. Ce film, en réalité, devrait être recompensé à Cannes !
Présenté hors compétition à Canne 2006, ce film malien met en scène le procès intenté par des membres de la société civile africaine à la Banque Mondiale, au Fmi, au G8, etc. Ce procès, qui se déroule dans la cour d'une maison de Bamako, est très instructif, très intéressant à suivre. Le problème, c'est que le réalisateur a dû penser que, présenté seul dans sa continuité, le spectateur se lasserait. Il a donc choisi de fractionner le suivi de ce procès en intercalant diverses scènes, plus ou moins réussies. Cela donne un film de près de 2 heures. Ramené à 1 heure 1/2, avec toutes les scènes de procès et beaucoup moins de scènes intermédiaires, le film aurait été beaucoup plus passionnant !
L'idée est originale de faire jouer le tribunal qui condamne le F.M.I. dans la cour d'une concession. Mais comme les enfants qui traversent la scène d'autres récits dont un western ridicule s'entremêlent qui renvoient à une théâtralité où les mots habillent la réalité et ne sont pas opérants. Le rythme parfois lent s'accélère avec les plaidoiries, toutefois les effets de manche nuisent à l'argumentation concernant le poids inacceptable de la dette.
Soyez averti(e) par mail des nouveautés concernant cet événement