
Après plus de 30 ans passés dans le cinéma sans se croiser, la rencontre Chabrol/Depardieu avait de quoi faire saliver. Et si le résultat n’a déçu ni la critique, ni les internautes, la "Chabrol’s touch" de Bellamy manque parfois un peu de punch.
Si pour chloe266, la mise en scène de Chabrol est "mollassonne", la plupart des internautes louent "l’ambiance incroyable" (chocolacho) et les "acteurs extraordinaires" (magnanime) du film. Depardieu semble d’ailleurs avoir conquis le public, campant "un excellent Bellamy" (vivazap).
Côté presse, on a apprécié ce Chabrol "jubilatoire" (Les Inrocks), "envahi de rêves et de cauchemars" (Le Monde). Et si Libération pointe du doigt un "manque de conviction", Télérama précise que cette apparente mollesse réserve des "replis inattendus" et une noirceur "à la Duvivier". Une bonne raison de se laisser couler avec ce Bel ami.
Ceux qui s'attendent à un bon vrai polar risquent d'être déçus : l'intrigue, assez plate, sert de prétexte au portrait du commissaire Bellamy, et donc à celui de notre Gégé national, énorme, au sens propre comme au figuré, à la fois jovial , truculent et tourmenté par ses problèmes familiaux, en l'occurrence le rapport ambigü qui le lie à son frère, Clovis Cornillac, plus vrai que nature en brute épaisse. Seul le jeu des acteurs donne une certaine cohérence au film, et les dialogues, drôles et enlevés, le sauvent de l'ennui : Jacques Gamblin a beau être excellent dans ce rôle d'arnaqueur à l'assurance, on n'accroche pas vraiment à son histoire, ni à sa "princesse", Vahina Giocante, qui semble là pour les besoins de la cause. Mention spéciale, toutefois, à Marie Bunel, Françoise Bellamy, qui injecte à son personnage une sensualité inattendue, transformant notre commissaire en trublion amoureux et jaloux...Un Chabrol , somme toute, un peu décevant.
Les Chabrol en famille se sont un peu laissés aller. Je n'ai pas réussi à être envouté par l'ambiance. Certains jeux d'acteur sonnent faux et m'ont fait décrocher.
Histoire sans saveur, longueurs et surtout les scènes de simili sensualité avec Depardieu étaient pour moi insoutenables. Je me suis fait violence à ne pas quitter la salle. Je regrette ma soirée et mes 7€.
En sortant de la salle en ce Printemps du Cinéma, nombre de spectateurs commentent : "pas mal quand même"... En effet, les oeuvres de Chabrol laissent maintenant l'impression d'un talent de cinéaste indiscutable, mais faussé par cette nouveauté de brouiller, semer tout le monde et déboucher sur l'ironie du sort, jeu énervant : j'aimais mieux ses démonstrations nettes quand, un peu comme Hitchcock, on devinait le grigou ravi d'avoir placé ses pions, ah ah !... Encore que j'aie nettement préféré celui-ci à "La fille coupée en deux", Ludivine Sagnier en femme-pantin entre Berléand et Magimel, pitié pour les femmes... Bellamy a encore de cette exaspérante facilité, comme si Chabrol cultivait à présent un côté vieux dragouilleur en sabots : il rend ses comédiennes, à grand renfort de minauderies, invariablement "putes" pour des hommes pas à la hauteur d'une telle vénération (Marie Bunel séductrice à grands frais face à Depardieu en bourgeois lourd, dragouilleur de minettes flattées de l'intérêt du commissaire "étant donné sa notoriété"... Il est soi-disant en vacances... Au passage, la formule "envoyé ad patres" est formulée au moins trois fois... Sinon, le lien des deux frères (touchant tandem Gérard Depardieu/Clovis Cornillac) soutient le film bien plus efficacement que la tricherie d'assurance-vie (Jacques Gamblin trop trouble avec ses tics... et trop rare !). Si ça se laisse regarder sans déplaisir grâce à la performance d'acteurs, au côté "chaleur du foyer" aussi, les déviations finissent par parasiter pour une chute qui, enfin, donne sa profondeur au film !
Depardieu au sommet de son art même s'il s'essoufle à l'écran, une intrigue en miroir, Brassens, que du bonheur. Le film peut déconcerter certains, peut-être, mais il n'en reste pas moins d'excellente facture et très agréable à suivre.
On s'ennuie tout le long du film, le couple n'est absolument pas crédible. En plus le sujet stop net au cours du film. Heureusement que Jacques Gamblin anime un peu la scène.
Il s'agit d'un film lourd et souvent lent. Les images ne répondent à aucun critère esthétique et c'est dommage car Nîmes est une belle ville. Les dialogues sont aussi lourds sans aucune nuance. Un seul élément positif: Il n'y pas de violence
J’aime Depardieu et sa solidité, Brassens, la province, Simenon, la cuisine. La promo avec la paire Chabrol/Gégé laissait entrevoir des dialogues savoureux, de la sensualité ; hélas le coup est un peu éventé. Heureusement le dernier quart d’heure, à l’inverse des conclusions américaines calamiteuses, apporte une dose de complexité, de mystère, de subtilité : la morne intrigue se résout, mais la réputation de Chabrol me semble encore une fois surévaluée.
On s'ennui au cours de ce film. Le film est mou, il manque d intrigue. Depardieu a vieillit et manque de souffle...De longs passages ou on a plutôt envie de quitter la salle. Bref, grande deception pour un chabrol !
Ce film n'a aucun intérêt : aucune subtilité de jeu, mou, avec un Depardieu gros et essoufflé. Le public nîmois ne peut apprécier un tel navet d'autant plus quand on sait l'argent gaspillé pour le tournage, argent qui était destiné aux associations culturelles locales dont la qualité de production vaut bien plus que ce film.
Qui pourrait se permettre de dire qu'un Chabrol n'est pas bon et avec Depardieu, chacun s'attend à des sommets. Chabrol prend de l'âge, Depardieu du poids, c'est sans doute la raison pour laquelle ce film me paraît lourd et manque de souffle. Le rôle du frère vient comme un cheveu sur la soupe, c'est totalement une autre histoire, qui ne relève pas le scénario. Je ne recommande pas ce film, et ma note est motivée par la prestation des acteurs.
A mes yeux, l'un des meilleurs Chabrol de par sa distribution intelligente et ses motivations . L'intrigue policière n'est qu'un prétexte à des relations de famille (frère-frère, mari-femme) ...les dialogues sont précis et ciselés, presque chaque mot est une histoire, un rapport avec les gens....Chabrol au fond dans ce film fait de la philosophie sans ennui, légère et profonde, sage et circonstanciée.... Au niveau acteurs, Gérard Depardieu est excellent ainsi que Jacques Gamblin et les deux actrices Marie Bunuel et la sulfureuse Vahina Giocante. Clovis Cornillac par ses attitudes stéréotypées est plutôt énervant....En résumé ce film c'est l'importance des mots....J'ai aimé.
Heureusement c'est Chabrol qui a réalisé car le scénario, bien qu'un peu alambiqué, ne tient pas vraiment la route. La trame est un suspense policier, mais sans intérêt, et c'est en fait l'histoire parallèle (les 2 frères) qui est presque plus interessante. Chabrol scrute les âmes et les moeurs sociales, comme dab. Les acteurs sont excellents. Amateurs de chabrol vous ne serez pas déçus, les autres pourraient rester sur leur faim
Pas sûr qu'on se souvienne de Bellamy comme l'un des meilleurs films de Chabrol : mise en scène mollassonne et intrigue policière invraisemblable. Je recommande ce film à "ceux" qui pensent qu'ennui est signe de qualité. Quant aux autres spectateurs ils ont là une excellente occasion de faire des économies... 1 étoile pour Marie Bunel qui est, quant à elle, une très bonne actrice et qui mériterait d'apparaitre plus souvent au cinéma !
Il s'agit d'une très bonne distribution d'acteurs, dont l'interprétation est très crédible. Un bon polar, où, contrairement à ce que disent certaines critiques, l'on ne s'ennuie pas. C'est une histoire riche de sens,à voir...
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