
"Odyssée lumineuse" (Le Figaroscope), Benda Bilili ! donne une "pêche d'enfer" (Elle), en même temps qu'il rend hommage à la "passion de la résistance à l'infortune" (Le Monde) déployée par ces musiciens hors normes. La force du documentaire réside également dans son traitement : en évitant "les raccourcis façon success story" (Télérama), les réalisateurs dépeignent le parcours de ces forces de la nature "en prise directe avec le chaos" (Les Inrockuptibles), mais également la misère de la capitale congolaise, traitée ici sous un "angle humaniste plutôt qu'alarmiste" (L'express). Ici, comme ailleurs, au final, on peut "s’en tirer, à force de volonté" (Libération).
Comme à Cannes, où il a été le coup de cœur des festivaliers dès le début, les internautes ont succombé au charme Benda Bilili ! Islander a apprécié cette vision de l'Afrique, traitée volontairement sans "aucun parti pris" ni sans "aucun misérabilisme" (sampaoli).
Ce qui ressort finalement, au- delà même de la musique et de la réussite, ce sont "l'humanité et l"humour" (corrio) de ces êtres partageant une réalité pourtant pas très heureuse. Plus qu'une leçon de cinéma donc, Benda Bilili ! est une leçon de vie.
C'est un film documentaire mené avec brio qui frappe par la force de son propos, un orchestre monté par des handicapés en Afrique, avec toutes leurs difficultés pour vivre et faire vivre leur famille mais aussi leur immense force de caractère, leur débrouillardise et leur solidarité. Une leçon de vie et d'espoir mais aussi un appel pour plus de générosité et de réflexion sur le handicap et la misère.
Du fin fond d’une misère noire viennent des étoiles. Sur leurs fauteuils roulants le « staff » des musiciens atteints de la polio, dans les rues de Kinshasa, où vivent 40 000 enfants, nous enchante. Le tempo de leurs chants, de leur musique venue de cordes élémentaires, cet optimisme qui renverse les montagnes nous font partager un conte rude mais vrai. La « cour des miracles » n’a jamais si bien porté son nom avec deux réalisateurs qui concrétisent cet éternel mirage : le cinéma peut servir. Sans déférence, à bénéfice réciproque : le groupe est en tournée en Europe et de grands bonhommes se révèlent. La fraternité autour de la musique nous fait sortir de la salle avec des larmes d’émotion et un sourire qui a pu naître de situations rigolotes mais aussi d’une foi dans la vie qui économisera bien des cachets. Nous nous levons de nos fauteuils. Même si le mythe de l’Europe comme eldorado ne risque pas d’être ébranlé. « Très très fort ».
Quel magnifique leçon de vie nous donnent ces musiciens handicapés, vivant dans la rue ! Des pauvres d'entre les pauvres ! Et pourtant ! Ils nous offrent leur gaîté, leur volonté, leur sagesse, une philosophie que nous avons perdu. L'émotion est toujours présente, à fleur de peau, mais sans apitoiement, sans voyeurisme. Le rire est toujours là aussi, car ils sont drôles, et étonnement vivants, éveillés. Et cet optimisme qui vous gagne ! Et cette frénétique envie de danser ! Ne ratez pas ce film.
Quand le handicap couplé à la misère donne des ailes.... Renaud Barret et Florent de La Tullaye ont eu le nez fin de s'attarder sur le "Staff Benda Bilili", Ricky, Roger, Coco & Co. Des tricycles de fortune. Devoir braver la dureté ambiante et tant pis s'il faut échouer la nuit sur des cartons : ils vous en bouchent un coin, ces réchappés de l'écrabouillement... Evolués dans leur tête. Une rage qui rappellerait assez les premiers bluesmen noirs américains en plus communicatif. Des messagers du Congo et du peuple africain tout entier qui disent "nous continuons à vivre !" Au diable les intentions de façade ("les autorités se foutent de nous"), pour prôner la survie avec les moyens du bord. Travailler sur soi... Ils ont la musique dans le sang, comme leurs ancêtres, apprennent en se trompant. Répéter seul, ensemble, sauter les obstacles... Le studio, premier cap... Les faux-départs... Les pièges avec les honneurs (fumette, alcool, hélas, planent comme un bémol)... Décollage en règle à Belfort. La récompense, le droit de souffler... "Buena Vista Social" traverse aussi l'esprit. Peut-être en plus resserré, davantage une transe installant les spectateurs - exception faite des esprits chagrins n'y voyant que reportage pour association caritative ? - dans une admiration les yeux mouillés, un sourire de bambin, l'envie de danser si ce n'est de créer un instrument inspiré de cette enchanteresse boîte de lait... On sort de la salle au pas de charge, prêt à en découdre. Le dvd avec ses bonus est attendu de pied ferme !
Ce documentaire montrant les galères de ces musiciens de la rue est rempli d'optimisme. Comment avec quatre bouts de ficelles et des guitares crevées, ils arrivent à faire de la musique, et de la bonne en plus. Elle est l'un des acteurs principaux, elle est bien mise en valeur (les prises de son sont réussies malgré un environnement parfois peu propice). Ce film nous montre aussi une réalité crue, dans des rues crasseuses roulent des 4x4 rutilants ou encore le sort peu envieux réservé aux handicapés (une aide de l'État plus que sommaire). Sans être un film militant, on voit beaucoup de la République Démocratique du Congo. Enfin, dans la forme, le film n'est pas pollué par des commentaires off. Même si j'aime beaucoup André Dussollier, cette fois on y a échappé. Tout petit regret, la partie se passant en Europe est un peu trop condensée à mon goût. Cela étant, à voir absolument...
avec rien seulement l'amour de la musique des acteurs géniaux c'est ce qui rend ce film très attachant et quelle bande musicale voilà un film qui me plait de bout en bout ;à voir et à revoir
J'étais sceptique après certaines critiques (Canal plus) et je ne regrette pas d'être aller vérifierr par moi même...Ce film est une main tendue entre l'Afrique à l'Europe et chacun y trouve son compte....Les rues de Kinshasa sont filmées sans aucun parti pris et la vérité de la pauvreté africaine transparait sur l'écran avec un peuple de marginaux qui n'ont d'autre salut que la musique et les boites de conserve pour fabriquer des guitares....Mais ils ont une âme et parfois un humour chaleureux (l'un deux arrivant en France déclare je trouve que les poulets sont tous gros , ils doivent nous envoyer les plus maigres), beaucoup d'ironie pour des gens qui ne mangent pas à leur faim....Il faut aussi voir ces trains bondés qui traversent le pays sans aucune règle ni controle, grimpe qui peut, au dessus , en dessous, à droite, à gauche....Cette Afrique fait frémir nos esprits cartésiens et par la même nous fait un joli cadeau, qu'on s'en rende compte ou pas....A voir en fait plus pour la vie que pour la musique....
Ce film ne risquait pas d'obtenir la Palme d'Or, puisqu'il n'était pas à la compète officielle mais à La Quinzaine des Réalisateurs. Par contre, ce film a été le coup de cœur des Festivaliers 2010 dès le début du Festival (c'était le film d'ouverture de la Quinzaine) et il l'est resté jusqu'au bout et ce, même parmi les spectateurs ne portant qu'un intérêt mitigé à la musique, a fortiori quand il s'agit de rumba Zaïroise ! "Benda Bilili !" est un documentaire sur le groupe Staff Benda Bilili, originaire de Kinshasa, en république démocratique du Congo, et composé majoritairement de paraplégiques. On suit cet orchestre depuis 2004 jusqu'à la tournée européenne de 2009 qui suivait la sortie de leur premier album "Très, très fort". Plein d'humour, ce documentaire n'embrasse pas que le côté musical du groupe, il s'intéresse à son environnement, à la pauvreté qui règne à kinshasa (le rêve de beaucoup : dormir sur un matelas !), aux enfants des rues. On s'attache vite à Ricky, le leader, à Coco, le guitariste, à Roger, le Jimi Hendrix de la guitare à une corde. Toutes celles et tous ceux qui ont aimé "Buena Vista Social Club" et/ou "I Feel Good" doivent aller voir "Benda Bilili !", ils s'y régaleront.
Un film formidable, epoustouflant par la musique, l'humanité qui se dégage de ces musiciens plein d'espoirs, de bonne humeur... aucun misérabilisme dans ce documentaire qui raconte, tout simplement, l'histoire d'un conte de fées moderne. Ne le manquez pas, c'est sans aucun doute le film de la rentrée !
Ce film est à ne pas manquer. Une référence. Plein de joie. Plein d'émotion. Plein de bravoure. Plein de sens. On en ressort transformé ! L'aventure des musiciens du Staff Benda Bilili est un miracle qui donne l'envie de se démener dans la vie. Rien ne semble impossible après avoir vu ce film (je l'ai vu en avant-première au Forum des Images à Paris). J'ai adoré. C'est sombre au début. Lumineux à la fin. On est dedans de bout en bout. Et les membres du Staff ont tellement la classe ! Bravo !
Ce film est un bijou ! Je connaissais peu le Staff Benda Bilili, mais là j'ai été séduit... L'aventure dure 5 ans, le Staff part de rien et arrive au succès - on voit ce parcours très bien dans le film, en particulier dans la scène aux eurockéennes de Belfort. C'est également fascinant de voir l'entrée de Roger dans le groupe, son évolution d'enfant à adulte au milieu de ces artistes survoltés. Ce film montre un rêve qui devient réalité, une histoire à priori incroyable - qui donne la pêche comme leurs chansons !
Soyez averti(e) par mail des nouveautés concernant cet événement