Beaucoup d'attente autour d'un film au sujet historique, et de poids, tel que le "Che". Trop peut-être.
Si certains des internautes, comme zouze14 attendaient plus de références, notamment " une voix off qui nous explique un peu plus de choses" (Elodie05), d'autres sont conquis par le traitement documentariste qu'adopte le film, ce qui permet d'échapper " à une forme d'héroïsation du Che " et de gagner en crédibilité ( franck_37) . Toutefois, tout le monde s'accorde sur l'étonnante composition de Benicio Del Toro qui, de son " extraordinaire présence " ( daddyby)dégage un " charisme remarquable" ( Macaroni25 ).
Côté presse, on est mitigé : à Télérama, on hésite entre le portrait réussi et le projet raté et aux Cahiers , on dit déjà du film qu'il se démarque déjà par sa " contradiction du récit", empreinte d'un " lyrisme tragique". Figure marxiste ou non (sur quoi Le Monde et Libération s'interrogent), le "Che" est un personnage qui suscite encore beaucoup de passions et, manifestement, le film ne laisse pas indifférent
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Cas majeur pour nous. Che s'inscrit dans la lignée précieuse de films comme Redacted, Lust Caution, Cloverfield. Films très distants entre eux, et pourtant réunis par un élément fondateur : l'inscription, non sans un certain lyrisme tragique, de la contradiction du récit au sein de chaque plan, voire de chaque photogramme.
Première partie du diptyque consacré à Ernesto Guevara. Steven Soderbergh offre une image christique du Che. Avec lui, l'icône révolutionnaire est sanctifiée. Sans distance, ni regard critique historique. Reste l'interprétation saisissante de Benicio Del Toro.
Che n'est pas un film marxiste, on s'en doute, c'est une sorte de western christique, une chanson de geste dont ne sont exaltés que les épisodes glorieux, humanistes (on s'y attarde sur son souci des blessés), puritain (sa relation avec la belle Aleida s'y cantonne à une proximité de combat). C'est la croisade volontairement subjective d'un justicier des pauvres au corps déjà crucifié par ses crises d'asthme, son bras dans le plâtre. Sans doute cette volonté de brosser un portrait d'altruiste empêche-t-elle Benicio del Toro de camper un Guevara flamboyant.
L'acteur Benicio del Toro s’est emparé de l’histoire du Che Guevara en tant qu’humain perturbant plus qu’en héros marxiste.
POUR: Car le Che regarde devant. Son amour, dans l'immédiat, est dirigé vers le peuple. Il dispense des soins, alphabétise, recrute. Son portrait se fond dans la fresque, puzzle morcelé, criblé d'ellipses, sans effets spectaculaires ni montée dramatique dans les scènes de combat. La prise des casernes, les déserteurs châtiés, la conquête d'une ville-clé (Santa Clara), tous ces événements s'enchaînent sur un rythme cadencé, très obsédant, comme un battement infini. Le film pourrait durer des jours, on ne le sentirait pas, heureux d'être ainsi enrôlés. CONTRE: (...) l'idée de rentabiliser, sur le dos du public, des projets inutilement pharaoniques doit être tuée dans l'oeuf ! Le procédé n'est pas nouveau, certes : au début du cinéma, déjà, les serials, ces feuilletons à succès, cherchaient à fidéliser, chaque semaine, les spectateurs dans les salles. Sauf que Les Vampires, de Feuillade, c'était plus novateur et plus amusant que le Che vu par Soderbergh...
Date de sortie 31/03/2010
Un film de : Dean Deblois
Avec : Gerard Butler, Jay Baruchel, America Ferrera
Date de sortie 07/04/2010
Un film de : Olivier Dahan
Avec : Renée Zellweger, Forest Whitaker, Nick Nolte
Date de sortie 28/04/2010
Un film de : Jon Favreau
Avec : Robert Downey Jr., Don Cheadle, Scarlett Johansson
Date de sortie 19/05/2010
Un film de : Ridley Scott
Avec : Russell Crowe, Cate Blanchett, Kevin Durand
Date de sortie 26/05/2010
Un film de : Mike Newell
Avec : Jake Gyllenhaal, Gemma Arterton, Alfred Molina