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Che - L'Argentin (1ère partie)

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Presse
 
 
(6 critiques)


 

Synthèses Cinéfil : la presse en parle, les internautes aussi 

Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.

 

Beaucoup d'attente autour d'un film au sujet historique, et de poids, tel que le "Che". Trop peut-être.

Si certains des internautes, comme zouze14 attendaient plus de références, notamment " une voix off qui nous explique un peu plus de choses" (Elodie05), d'autres sont conquis par le traitement documentariste qu'adopte le film, ce qui permet d'échapper " à une forme d'héroïsation du Che " et de gagner en crédibilité ( franck_37) . Toutefois, tout le monde s'accorde sur l'étonnante composition de Benicio Del Toro qui, de son " extraordinaire présence " ( daddyby)dégage un " charisme remarquable" ( Macaroni25 ).

Côté presse, on est mitigé : à Télérama, on hésite entre le portrait réussi et le projet raté et aux Cahiers , on dit déjà du film qu'il se démarque déjà par sa " contradiction du récit", empreinte d'un " lyrisme tragique". Figure marxiste ou non (sur quoi Le Monde et Libération s'interrogent), le "Che" est un personnage qui suscite encore beaucoup de passions et, manifestement, le film ne laisse pas indifférent

le 13/01/2009 - par Jeoffroy Vincent


Les critiques de presse 


Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Récapitulatif
Cahiers du Cinéma
 
Le Figaroscope
 
Le Monde
 
Libération
 
Télérama
 



Cahiers du Cinéma
- Eugenio Renzi
Le 13/01/2009
 
Cas majeur pour nous. Che s'inscrit dans la lignée précieuse de films comme Redacted, Lust Caution, Cloverfield. Films très distants entre eux, et pourtant réunis par un élément fondateur : l'inscription, non sans un certain lyrisme tragique, de la contradiction du récit au sein de chaque plan, voire de chaque photogramme.


Le Figaroscope
- La Rédaction
Le 13/01/2009
 
Première partie du diptyque consacré à Ernesto Guevara. Steven Soderbergh offre une image christique du Che. Avec lui, l'icône révolutionnaire est sanctifiée. Sans distance, ni regard critique historique. Reste l'interprétation saisissante de Benicio Del Toro.


Le Monde
- Jean-Luc Douin
Le 13/01/2009
 
Che n'est pas un film marxiste, on s'en doute, c'est une sorte de western christique, une chanson de geste dont ne sont exaltés que les épisodes glorieux, humanistes (on s'y attarde sur son souci des blessés), puritain (sa relation avec la belle Aleida s'y cantonne à une proximité de combat). C'est la croisade volontairement subjective d'un justicier des pauvres au corps déjà crucifié par ses crises d'asthme, son bras dans le plâtre. Sans doute cette volonté de brosser un portrait d'altruiste empêche-t-elle Benicio del Toro de camper un Guevara flamboyant.


Libération
- Marie-Dominique Lelièvre
Le 13/01/2009
 
L'acteur Benicio del Toro s’est emparé de l’histoire du Che Guevara en tant qu’humain perturbant plus qu’en héros marxiste.


Télérama
- Jacques Morice et Pierre Murat
Le 13/01/2009
 
POUR: Car le Che regarde devant. Son amour, dans l'immédiat, est dirigé vers le peuple. Il dispense des soins, alphabétise, recrute. Son portrait se fond dans la fresque, puz­zle morcelé, criblé d'ellipses, sans effets spectaculaires ni montée dramatique dans les scènes de combat. La prise des casernes, les déserteurs châtiés, la conquête d'une ville-clé (Santa Clara), tous ces événements s'enchaînent sur un rythme cadencé, très obsédant, comme un battement infini. Le film pourrait durer des jours, on ne le sentirait pas, heureux d'être ainsi enrôlés. CONTRE: (...) l'idée de rentabiliser, sur le dos du public, des projets inutilement pharaoniques doit être tuée dans l'oeuf ! Le procédé n'est pas nouveau, certes : au début du cinéma, déjà, les serials, ces feuilletons à succès, cherchaient à fidéliser, chaque semaine, les spectateurs dans les salles. Sauf que Les Vampires, de Feuillade, c'était plus novateur et plus amusant que le Che vu par Soderbergh...




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