Faites-vous une première idée sur un film avec la "Synthèse Cinéfil" : en quelques lignes, retrouvez la synthèse des critiques de presse et des avis des internautes.
De manière générale,
Cliente, le dernier film réalisé par Josiane Balasko, emballe plus les internautes que la presse. En effet, les internautes mettent en avant l'audace et le traitement réussi du sujet choisi par la réalisatrice, "
très fin, très pudique, très réel" (
zili), le talent de la réalisatrice à traiter "
[du] problème de la solitude à partir d'un certain âge "(
jessbdg) et la justesse du jeu de Nathalie Baye.
Car si la presse reproche à Josiane Balasko de ne pas avoir été à la hauteur de son récit et "
produit une comédie paresseuse vaguement amère" (
Libération), elle admet toutefois que l'interprétation demeure son meilleur "
atout" (
Le Monde)et que le film parvient à dégager une "
certaine mélancolie" (
Les Inrockuptibles) essentielle à la justesse du propos.
le 07/10/2008 - par Jeoffroy Vincent
Les critiques de presse
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Récapitulatif
Cahiers du Cinéma
- Christophe Beney
Le 07/10/2008
A force de bonnes intentions ou de compromis, cliente évacue tout sulfureux et adopte l'hétérogénéité fade d'un catalogue de ventes par correspondance. [...] La situation étonne tant Cliente s'évertue à demeurer consensuel.
Le Monde
- Jean-Luc Douin
Le 07/10/2008
Sociologiquement, Balasko fait preuve d'originalité et de courage en s'attaquant à cette peinture de moeurs, évoquant un statut de femme libre, et son revers, la fatalité de la solitude. Elle biaise toutefois, transformant très vite le rapport entre le prostitué et sa cliente en histoire d'amour. Stylistiquement, on ne peut pas dire que la qualité de l'image soit sa préoccupation majeure. L'interprétation reste son atout.
Les Inrockuptibles
- La rédaction
Le 07/10/2008
Une certaine mélancolie désabusée lui [Josiane Balasko] sert d’habituel contrepoids existentiel à la trivialité de la chose, et la singularité du sujet, bridée par des impératifs commerciaux qui empêchent d’explorer la crudité des désirs vénaux.
L'Express
- Eric Libiot
Le 07/10/2008
Un film oscillant, selon les moments, entre du très bon grinçant façon Blier (la partie Baye), du gentillet (Balasko et son chéri) et du moyen (Caravaca et sa femme, la toujours formidable Isabelle Carré).
Libération
- Bruno Icher
Le 07/10/2008
Ratage frustrant sur un sujet formidable. Balasko produit une comédie paresseuse vaguement amère. Une poignée de répliques censément rigolotes [...], le numéro de gouailleuse de la Josiane, une pincée de sensiblerie et bonsoir tout le monde.
Télérama
- Louis Guichard
Le 07/10/2008
De ce sujet, inhabituellement traité d'un point de vue féminin, le film ne fait pas tout un plat, ne tire ni gloriole ni provoc. Mais un film décidément dispersé.
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