
Et après ? La question est bonne mais pas sûr que la réponse soit aussi convaincante. Pour preuve : critiques et internautes restent partagés sur le sort à réserver au dernier film de Gilles Bourdos. Alors, allégorie soignée ou récit creux ?
Pour la presse c’est assurément la deuxième solution. Les Inrockuptibles manie l’ironie en affirmant que le film est "une adaptation fidèle d’un roman de Musso, donc inepte" quand Le Figaroscope conclut à "une accumulation ennuyeuse de poncifs". Lueur au bout du tunnel, Les Cahiers du cinéma saluent timidement la "séduisante singularité" du film.
Les internautes sont plus modérés. Si Labeodiscus juge le film "trop lent", Ghjulia a été séduite par cette adaptation "mille fois mieux que le livre". Entre deux eaux, certains internautes comme coussine ont apprécié les "personnages bien cernés", mais regrettent une "atmosphère angoissante en permanence".
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
L'origine fantastique de cette évolution aurait pu ouvrir sur des affres scénaristiques passionnants, une torture psychologique et un traitement low fi du super-héros façon Shyamalan. Gille Bourdos préfère se concentrer sur le délaiement pictural du bizarre dans le quotidien [...]. Et après tire de cette heureuse démarche une séduisante singularité.
Et après se veut un film métaphysique sur la vie et la mort, il n'est qu'une accumulation ennuyeuse de poncifs.
En proposant de transposer le concept du roman de gare au cinéma, alors que les billets s'achètent exclusivement en salles, et pas (encore ?) en tête de gondole, Gilles Bourdos prouve une chose : il est en avance sur son temps.
Une adaptation fidèle d’un roman de Guillaume Musso, donc inepte.
1 h 40 pour en arriver là ! Et s'apercevoir, une fois de plus, que les meilleurs talents ne peuvent rien contre une mauvaise histoire.
Même joliment adapté, le livre de Guillaume Musso reste jusqu'au bout ce qu'il est : un roman de gare où le héros, revenu du « tunnel silencieux de la mort imminente » (pour parler comme le livre) croise un curieux toubib, sorte de messager de la mort, qui va lui révéler sa « mission »... On patauge dans un mysticisme crétinisant et, hélas, on y reste.