Déposé par xonia le 28/05/2008
Des scenes de ménages tres violentes, on a du mal à croire que cela puisse se produire dans la réalité.Pourtant,on ressent beaucoup d'amour dans ce couple!!! La derniere scene resume le titre du film ....CEci dit,je suis sortie plutot decue de ne pas etre rentree vraiment dans le film...
Déposé par lablablablab le 26/05/2008
Un film très fort. Les comédiens ont une très grande implication. La violence fait vraiment parti de leur relation et c'est pour ça que fonctionne l'histoire de ce couple où la femme bat l'homme. Une grande maîtrise du scénario, de la mise en scène, de la direction d'acteurs. A voir.
Déposé par corrio le 04/05/2008
Ce premier long métrage du réalisateur allemand Jan Bonny était présent à Cannes 2007 dans la sélection de la Quinzaine des Réalisateurs. Il raconte l'histoire d'un policier bien noté de Essen qui présente la particularité d'être un homme battu. Un homme battu par sa femme. On est donc confronté, tout au long du film, aux rapports que ce policier entretient avec ses collègues dans le cadre de son travail et à ceux, très particuliers, qu'il entretient avec sa femme, laquelle souffre d'une espèce de folie sans doute liée aux rapports mal vécus avec son père. "L'un contre l'autre" est un film plutôt déroutant : on ne s'y ennuie jamais, mais on se sent si éloignés des personnages que pas mal de scènes sont difficiles à croire.
Déposé par JDep le 30/04/2008
On peut compter sur Georg. Bon flic - héroïque à l'occasion, et pas frimeur -, bon camarade, père à l'écoute, mari attentif, il aurait tout du rassurant héros classique sans son étrange vie de couple.
Car c'est de couple qu'il s'agit dans ce premier film, maîtrisé et dérangeant, de l'Allemand Jan Bonny. Gegenüber (Vis-à-vis) montrant un homme viril qui, sans plaisir masochiste, se laisse rosser par sa femme.
Pour qui voit Ann sans vivre avec, c'est une institutrice impliquée (elle va jusqu'à prendre en charge un enfant en difficulté), une mère inquiète pour ses enfants, fière de la promotion de son mari qu'elle tente de faire mousser auprès d'un père dont on sent qu'elle a toujours cherché à capter l'attention. Pour qui vit avec, c'est un volcan qu'un rien peut réveiller : de ces femmes dont on dit qu'elles ont "le démon de la persécution", qui prennent le moindre mot, le moindre silence comme une attaque personnelle et que rien ne parvient à contenter plus de quelques minutes d'affilée. Solitude à deux.
On cherche, on devine par moments les raisons enfouies de sa profonde insatisfaction, de cette folie qui la pousse à rouer Georg de coups dont certains le mèneront aux urgences. Mais on cherche aussi ce qui l'empêche, lui, sinon de riposter, de maîtriser celle qu'il aime malgré tout, jusqu'à refuser de la tromper, jusqu'à subir en silence l'humiliant spectacle de l'adultère.
Dans un club de jeux vidéos déserté, John Wayne se planque pour pleurer. Non, la situation ne l'excite pas. Ann et Georg sont d'autant plus malheureux que - comble de l'ironie -, autant la situation "classique" (inversée) leur permettrait de trouver des appuis pour s'en sortir, autant cette figure inédite de maltraitance au sein d'un couple les prive de toute oreille attentive.
Elle aussi pleure en cachette. On a envie de se cotiser pour leur payer des séances de divan. Pour un peu, en sortant de la projection, on verrait Qui a peur de Virginia Woolf comme un sain divertissement.