Déposé par sigers33 le 23/11/2007
Beaucoup de sensiblité et d'émotion. Le travail du deuil est traité dans une fable poetique de grande qualité. les acteurs principaux ont un charme fou, et même si la lenteur du film est parfois pesante, elle retranscrit cette longue traversée du désert, ou plutôt de la forêt...
La quasi absence de dialogue laisse place à la puissance des regards et des gestes.
Ce film ne sera pas accessible pour tout le monde. Tout est chargé de symboles...
Déposé par bidieric le 21/11/2007
Ce film est d'une grande beauté de part ses images, ses instants sereins, mais la lenteur de l'action laisse parfois le cerveau au bord de l'endormissement. La sensibilité exprimée par un ensemble de non-dit donne tout le charme de ce film.
Déposé par pierremilanese57 le 18/11/2007
Dès les premières images, on plonge dans un monde de sensibilité, ce film n'a pas besoin de dialogue pour s'exprimer.
Déposé par ansoho le 15/11/2007
Un vrai plongeon dans la culture japonaise, un film bouleversant, très poétique, d'où on ressort complètement détendu! L histoire d'une thérapie par immersion dans une forêt "magique" ... à réserver à un certain public!
Déposé par corrio le 12/11/2007
Il y a 3 ans, on avait beaucoup aimé "Shara", de la jeune réalisatrice japonaise Naomi Kawase. Comment allait-on recevoir "La Forêt de Mogari", Grand Prix du Jury au Festival de Cannes 2007 ? Et bien, c'est typiquement le genre de film que la même personne peut tout aussi bien rejeter ou adorer selon le moment de la journée où elle le verra, selon sa disponibilité, selon son état de forme !
Ca peut donner : ce film est ennuyeux au possible, il ne se passe pratiquement rien. Certes, c'est plutôt beau, mais dans une intrigue déjà mince comme du papier à cigarettes, la réalisatrice pousse le vice jusqu'à truffer son film d'ellipses pas toujours faciles à saisir.
Mais ça peut tout aussi bien donner : c'est un film magnifique, très poétique. Certes, il ne se passe pas grand chose, mais la réunion dans une forêt touffue de ces 2 êtres qui ont connu chacun de son côté un malheur dont ils n'arrivent pas à se remettre, saisit le spectateur en dégageant une émotion omniprésente sans jamais être pesante.
Mon avis personnel ? Il se situe quelque part à mi-chemin entre ces 2 extrêmes. Malgré une intrigue très mince, le temps passe très vite. Toutefois, "La forêt de Mogari" se situe un cran en dessous "Shara".
Déposé par coussine le 07/11/2007
Comment comprendre qu'une jeune femme se laisse distancer par un vieil homme dont l'obsession est de se rendre sur la tombe de sa femme perdue dans une forêt dense.
La plupart des scénes représentent la jeune femme courant derrière lui en s'époumonnant.
Les deux personnages ont perdu un être cher et cette expédition dans cette forêt sera une catharsis pour faire leur deuil.
Film à éviter si vous détestez le vert.
Déposé par islander le 07/11/2007
Inoui ce sont les premiers mots qui me viennent après avoir vu ce film, le film porte une tristesse profonde une mélancolie inappropriée et surement pas salvatrice... C'est un film dur minimaliste dans son action, un film qui pèse le temps sur la balance des sentiments, un film où même le bonheur est amer... le nombre 33 est l'age du christ, c'est aussi le temps qu'il faut à certains pour devenir Bouddha, et dans ce film c'est l'age qu'il faut à un homme veuf pour faire le deuil de son aimée... Le film est profondément oriental et je ne suis pas persuadé qu'il plaise à un public occidental dont la pensée est éloignée de cette dimension du temps... Donc je recommande ce film à un public très averti... Quand à moi j'ai aimé...
Déposé par Gai-Jin le 05/11/2007
Un très beau film mais pénible à voir. Une espèce d'oeuvre abstraite dans le style du "Nouveau Monde". C'est lent, c'est long, la pudeur japonaise empêche les protagonistes d'exprimer leurs émotions sauf dans les moments extrèmes. J'ai failli m'endormir plusieurs fois et j'avais parfois l'impression que le film ne finirait jamais. Finalement, après dix minutes à regarder l'héroine faire tourner au ralenti une boite à musique dans la forêt, le film s'achève sur un rire de joie. C'est une belle histoire, toute en symboles, où deux êtres vont faire ensemble la paix avec leur culpabilité d'être vivants. J'en suis sorti rafraichi et serein. Etrange... Pour les amateurs inconditionnels d'un certain cinéma japonais et ceux qui aiment les films qui opèrent une espèce de magie diffuse sur nos sens.
Déposé par phg17 le 04/11/2007
Peu de mots à utiliser, simplement se laisser prendre par l'atmosphere, la beauté et l'âme quand elle belle fait tout le reste...
Déposé par jjluc69 le 02/11/2007
Suffit il de lacher un viel homme et une jeune femme dans un bois pour faire un beau film ? Si oui, vous allez adorer le film "La forêt de Mogari"... Sinon, vous risquez fort de souffrir d'ennui profond durant plus d'une heure trente. Tout est dépouillé à l'extrème... cela aurait pu être esthétique et profond... mais non : c'est mal filmé, sans dialogue, sans véritable histoire, sans rebondissement, sans émotion, sans sens esthétique, sans intérêt... je me demande comment on peut donner un prix à un tel film qui n'est qu'un gaspillage de pellicule et une perte de temps pour le spectateur. Pour ma part, c'est moi qui me suis senti dépouillé... de mon argent mais aussi de mon temps ! J'aurais eu mieux fait de passer une heure dans une maison de retraite, au moins cela aurait peut être été utile et beau ! Pour ceux qui veulent à tout prix le voir : regardez en boucle la bande annonce du film, c'est de loin ce qu'il y a de plus beau...
Déposé par shyshy le 09/10/2007
Il vous faudra aimer l'esthétique et les circonvolutions nippones pour apprécier cet opus de l'oeuvre de Kawase. La caméro flotte bien ici également en écho à celle de Shara mais il s'agit surtout d'un facteur temps résolument flou qui enveloppe deux personnes égarrées dans un temps difficile, celui du deuil... impossible ? Les voilà partis en quête de cet être perdu, pas le même et pourtant, l'on ne sait ce qui appartient à l'un puis à l'autre. Il n'y a pas règles prédéfinies dans le film et pourtant Kawasé redéfinit des règles de cinéma en nous faisant vivre le temps à travers l'image et le non-verbal. Mention spéciale aux bruits et sonorités. Le champ de thé est un véritable paradis hors-génération.