
Porté par le retour d'Isabelle Adjani, La journée de la jupe suscite les débats autour de la délicate question d'enseigner en zone sensible. Sujet dérangeant et dans l'air du temps, le film remporte les suffrages de la presse et du public qui saluent l'audace du propos.
C'est d'abord la théâtralité esthétique qui frappe la rédaction de Elle : "conçu comme un huis clos", le film créé alors une tension explosive. Pour son retour, Adjani "prouve toute la mesure de son talent" (Métro) dans cette "fable réussie" (Télérama) qui sait poser le débat. Seul Le Monde trouve que le discours "manque de complexité et de subtilité".
"Merci à ARTE pour sa diffusion" : colibriii, visiblement touché, se fait l'écho de plusieurs spectateurs qui préfèrent le film à Entre les murs où, selon Ebubu, s'accumulaient "tous les clichés possibles". Sanghablue suggère même que le film soit projeté en milieu scolaire "avec débats à la clef". Tout est dit.
Une classe de français qui débute en retard, une horde d'adolescents qui hurlent et s'insultent, une bousculade monstre qu'une femme, leur professeur, a bien du mal à canaliser : comment ne pas évoquer le film de Laurent Cantet, Entre les murs ? Chahut, quolibets et injures qui fusent de toutes parts, mais la "comédie" prend fin quand un révolver tombe du sac de Mouss, le caïd de la classe...Isabelle Adjani , Sonia Bergerac, est absolument parfaite dans ce rôle de femme tendue, exaspérée, et qui au comble de la frayeur, braque ses élèves, les transformant en otages. A l'extérieur, où la police tente un dialogue, la tension est devenue palpable, tandis que l'enseignante enfermée dans sa classe se transforme en justicière armée, s'attaquant verbalement, et devant des élèves sidérés, au racisme, à la religion et au machisme, ces fléaux qu'elle a dû supporter quotidiennement, et qu'elle fait exploser avec désespoir et jubilation... Plus que la violence en milieu scolaire, ce sont surtout les peurs qui sont montrées du doigt, celles dont on n'ose extirper les racines, auxquelles on finit par s'habituer, et qui mènent au chaos social. Un film très fort, remarquablement interprété, et aux accents de vérité indéniable.
Ce film est d'une actualité telle que les grands distributeurs n'en ont pas voulu. Et pourtant... Remarquablement interprété, suspens garanti, c'est une petite merveille sur un grand sujet.
Pr être professeur dans des zones dites sensibles, je puis vous assurer , que ce film retrace réellement ce qu'est devenu ujourd'hui l'enseignement.Je me suis moi-m^me confrontée a la violence chez nos ados ..de quoi péter les plombs!!! et je tiens a dire que ce film classé ds la catégorie "comédie" est bel et drame un drame vécu par les profs aujourd'hui..auxquels on demande de dsipenser un savoir, en même temps que d'être psychologues, et " éducateurs" aussi, dans le cas ou hélas de plus en plus les parents sont démissionnaires. Ce film devrait être montré aux parents les premiers concernés accompagnés aussi de "super nanny" ..pour leur apprendre leur rôle ... mais comment? quand ils ne parlent pas francais??? ns sommes dans une société de l'enfant-roi, les uns parce que trop gâtés, les autres parceque "délaissés" livrés a eux-mêmes..et les limites sont dépassées !!! j'ai eu des collegues qui ont pété les plombs et sais de quoi je parle .. je demande des caméras de surveillance dans chaque classe ..l'enseignement est devenu un métier a risques...!!! Il est temps pr le gouvernement de respecter ses engagements!
Un film qui n'est pas sans rappeller l'histoie d'un certain Fait divers se passant dans une école (on l'avait pas vu venir, celle là). Certains spectateurs peuvent être choqué par le language des jeunnes, mais oublie peut-être que celui ci n'est qu'une fiction. Oui, nos lycéens ont un franc parlé mais c'est pas non plus tous des Lascars ! Non la Banlieue n'est pas difficile, c'est l'accès au savoir qui l'est. Je regrette que l'histoire n'est pas pris la même tournure que "Dangerous Mind" car je n'aurais rien appris sur Molière pendant ce film. Mais je dois avouer que notre "michelle Pfieffer" nationale s'en sort plutôt bien en prof névrosée, François Berleant n'est pas mal non plus. Et bravo du clin d'oeil à "profs" sans bruel cette fois.
J'ai vu, il y à quelque jours ce film qui, de part son thème, ne m'emballait pas trop (déjà vu, clichés, etc..)Mais "là", j'ai été vraiment bluffé. Excellents I.Adjani et les jeunes acteurs de ce huit clos très réaliste et tellement d'actualité. Une grande réussite du cinéma Français. Bravo. A voir absolument par tous !
dés les premières minutes je me suis sentie captivée pas le film et le sujet.et je n'ai pas décroché 1 seconde.Adjani est vraiment une actrice extraordianire et on su l'entourer d'excellents comédiens.A voir et à montrer à nos jeunes
Super film tres bien tourné et réalise avec mon actrice prefere, je me suis regale, allez y sans hesiter.
J'aurais aimé dire mon point de vue mais à la lecture des tous les avis qui concordent pour saluer ce film je ne peux que m'associer. En un mot scénario, mise en scène et interprétation font honneur au cinéma bien plus que les films vus par des millions de spectateurs. La dramaturgie montrée interpelle chaque spectateur comme chaque citoyen. Une très grande réalisation portée par Isabelle Adjani qui reste la meilleure et l'ensemble des acteurs habités par leur responsabilité.
Oui bravo, enfin un film courageux qui parle de la realité, de la societe, bravo aussi à Adjani qui signe là un de ses plus beaux rôles plien de verité, de realisme.
On sort écrasé par des sentiments brutaux tellement la vérité quotidienne, celle sur laquelle on ferme les yeux, nous écrase la poitrine. Ce film va bien au-delà de l'évènement scolaire qu'il raconte, même si c'est un drame vécu à plus ou moins grande échelle par nombre de nos concitoyens et de nos enfants. C'est la déliquescence d'une société qui abandonne ceux qui ne ressemblent pas assez au standard, d'un système scolaire aveugle ou veules, de familles lâches, d'une police et de ministres à côté de la plaque pour qui seul compte d'éviter le bruit et de "nettoyer" les problèmes. Ce film est un cri de désespoir. Il ne prétend ni juger ni donner des leçons, juste montrer l'absurde réalité et les engrenages dans lesquels les individus les plus simples se trouvent embarqués. Il nous laisse sans voix, mais avec le sentiment que nous sommes tous concernés, que nous devons faire quelque chose, chacun avec ses moyens, un sentiment d'urgence. Une Isabelle rentrée par la grande porte et qu'il faut couronner pour cette interprétation, des enfants qui jouent leur propre rôle, merveilleusement, aucune fausse note dans ce petit groupe de protagonistes. Il faut passer ce film dans les quartiers, les centres sociaux, sur les terrains de foot en préambule aux matchs, dans la salle de repos des commissariats de police, l'envoyer en dvd aux inspecteurs d'académie, au ministre de l'éducation, organiser des débats publics, que tout le monde s'y mette. Ne pas chicaner sur les tous petits défauts du film, ça ne vaut pas la peine d'élever une demi-étoile pour ça. Pourquoi n'est-il pas présenté à un titre ou un autre au festival de Cannes ? Si on a sacré "La classe", il faut au moins offrir un podium à "La journée de la jupe".
Enfin un film qui dénonce la vie difficile des profs en quartiers sensibles, le peu de moyen qu'ont les proviseurs pour enrayer ce fléau, la mauvaise foi des parents, le manque de solidarité des profs entre eux, l'irrespect dont sont victimes les profs, voilà la dure réalité... Au delà de ce message, un véritable hymne au respect de la femme et au respect en général. Le réalisateur a eu beaucoup de courage et adjani prouve encore qu'elle est une grande actrice, très grande actrice.
Pour moi la journée de la jupe est un film qui devrait qui être montré dans les salles de classe. Ce serait une bonne chose de l'éducation nationale. Ce film est criant de vérité et je pense que cela doit être encore pire dans certains établissements. Ne disait-on pas que professeur était le plus beau métier du monde. Transmettre son savoir et sa connaissance, n'est ce pas une chose magnifique. On se rend compte que ce n'est plus le cas car beaucoup de prof partent le matin avec la boule au ventre. Au delà de cet état de fait, j'ai aimé le propos du réalisateur : l'école une institution laïque et la religion quel qu'elle soit n'a pas sa place dans ce lieu. Il est loin le siècle des lumières. C'est un film d'une extrême justesse avec une formidable Adjani, sans doute l'un de ces plus rôle. Les jeunes sont eux aussi parfait. C'est regrettable que ce genre de film ne soient diffusés que dans une 50 aine de salles en France. J'ai la chance d'habiter une grande ville où le film est diffusé. Je suis allée dans un lycée en ZEP et c'était déjà pas facile, j'imagine même pas l'enseignement dans des zones encore plus difficile et avec l'état actuel (crise économique, politique bling bling...) Bref,ce film m'a ému, révolté, fait sourire. Je le conseille au plus grand nombre
Enfin un film qui montre les forces et les faiblesses de chacun ! Il n'est pas " de bon ton " de montrer que " la base " est plus souvent critiquée par la hiérarchie, que soutenue, c'est tenir des propos racistes que de dire que certains élèves se comportent en classe comme de véritables voyous, une ministre ne peut évidemment qu'être " à la hauteur ", et dans la police, règne une harmonie parfaite entre les gradés et les hommes de terrain. Eh bien non, les " méchants élèves "peuvent aussi être de " bons blancs bien français ", de même que ce n'est pas parce qu'on a la peau noire qu'on est meilleur que les autres !, un principal peut ne pas être à la hauteur de l'immense charge qui va peser sur ses épaules, les profs peuvent se critiquer vivement , il est si important pour tous " de ne pas faire de vagues" et dans la police existent aussi des hommes de cœur qui souhaitent règler au mieux les problèmes qu'ils ont à gèrer. Rien n'est caché, les moments hautement sensibles comme les pires bassesses, pas étonnant que la diffusion soit restreinte, vue ainsi, la société n'est que trop dérangeante. Pour tout ce qu'il montre, pour tous les sujets sur lequel il nous invite à réfléchir, ce film est un chef d'œuvre à ne manquer sous aucun prétexe
Avec ses 3 premiers films en tant que réalisateur ("XY", "Quatre garçons plein d'avenir" et "HS Hors Service"), on ne peut pas dire que Jean-Paul Lilienfeld ait marqué jusqu'ici l'histoire du cinéma français. Sans doute en sera-t-il autrement avec ce film/téléfilm, marqué par sa tête d'affiche, Isabelle Adjani, et vu par plus de 2 millions de spectateurs lors de son passage sur Arte ! Comme "Entre les murs", auquel on ne peut s'empêcher de penser en voyant "La journée de la jupe", ce film réunira un gros public d'enseignants et sera perçu de façon différente par ce public particulier et les autres, parents d'élèves, élèves ou simplement cinéphiles. Il faut commencer par dire que, globalement, "La journée de la jupe" est quasiment un thriller, c'est-à-dire un film prenant qui laisse assez peu de place à une réflexion immédiate. Lorsqu'à la sortie du film, la réflexion s'installe, on ne peut manquer de trouver l'intrigue quelque peu manichéenne, avec, d'un côté, une prof avec qui on est naturellement en empathie et, de l'autre, les autres profs qui sont presque tous représentés comme des démagos totalement laxistes. Genre prof d'"Entre les murs", justement. Mais revenons au cinéma. La réalisation, est donc, dans le genre thriller, plutôt réussie. Adjani est parfois (souvent) sublime de justesse mais semble, de temps en temps, complètement à côté de la plaque. Jackie Berroyer, d'habitude excellent, n'est pas convaincant dans le rôle du Principal complètement dépassé. Denis Podalydès est excellent dans le rôle d'un policier du RAIS auquel, par ailleurs, on a du mal à croire : trop humain, trop sensible. Malheureusement, on croit beaucoup plus à l'autre policier du RAID, joué par Yann Collette, qui lui, souhaiterait dès le début foncer dans le tas. En résumé : film à voir; on réfléchit après.
Je crois que ce film représente bien ce que doivent endurer les profs des banlieues. Le langage correspond parfaitement à la réalité. Isabelle Adjani est exceptionnelle dans ce rôle difficile et les enfants acteurs et actrices sont vraiment à la hauteur. Ces malheureux profs mériteraient des stocks options, des bonus, et même des parachutes dorés car ils le méritent. Le réalisme du dialogue du proviseur est aussi à noter. Un film à voir pour mieux comprendre la situation de l’école dans ces banlieues sans avenir réel !
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