
Pas un grand film certes, mais le joli portrait étonnamment juste d'une pré-ado fascinée par sa prof de français, femme mûre, libre et séduisante dont la féminité l'interpelle et la trouble, attirance qui va se muer bientôt en un sentiment exclusif, torturée qu'elle est par sa jalousie à l'égard du beau camarade de classe qu'elle croit être le préféré... Une composition naturelle et convaincante de la jeune actrice, qui entre moue boudeuse, visage fermé, fugue et désespoir, nous renvoie à notre propre adolescence, celle de tous les extrêmes, de tous les engouements, face aux adultes censés nous fournir des modèles où séduction et rejet sont souvent étroitement liés... Premier film très attachant malgré quelques longueurs, et une Lio sobre et crédible dans le personnage, plus fragile qu'il n'y paraît de prime abord, de Madame Solenska...
Premier long métrage de fiction de Myriam Aziza, "La robe du soir" colle une réalisation trop molle sur un thème intéressant : la fascination qu'une collégienne de 12 ans ressent pour sa prof de français et le pétage de plomb quand elle s'imagine une liaison entre ce prof et un élève. Il y a des complaisances, des exagérations, des longueurs, les personnages ne sont guère attachants et on s'ennuie pas mal. On remarquera que les scènes des fêtes de Bayonne ont été tournées à Lyon et que ces fêtes ont lieu en juillet-août et non pendant l'année scolaire comme le laisse supposer le film. Ça fait quand même pas mal de négatif !
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