La soledad : critiques des internautes

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 Un Everest d'ennui


Déposé par islander le 09/07/2008 

 

Si l'Everest est la montagne la plus haute de notre planète, ce film atteint des sommets comparables en lenteur, ennui voire somnolence... autant dire qu'il vaut mieux de pas le gravir... L'atmosphère et les personnages sont absolument déprimants, l'image est banale à tel point qu'on éprouve un réel bonheur lors des deux uniques plans d'extérieur du film... Nada no hay nada, pas d'histoires des dialogues dont on se fout comme de l'an 40... La seule originalité est un petit truc technique au fond très disgracieux : le découpage en deux de l'écran lors d'un dialogue, pourvu que cela ne fasse pas école, ce serait une catastrophe. En résumé un film que je déconseille ardemment...





 Cet écran coupé en deux ajoute bien des subtilités et gomme la lenteur générale...


Déposé par LVentriloque le 29/06/2008 

 

On croirait une oeuvre d'un cinéaste des pays de l'est. A cause de l'attachement à l'intérieur des logements, de l'inaction à s'attarder sur les détails en plans interminables. D'emblée un peu poussif, mais un travail d'orfèvre que cet écran coupé en deux, j'ai bien aimé cet aspect technique alors que je le redoutais... Des acteurs performants, un peu ternes pour générer un enthousiasme débordant à les suivre, mais la compassion fait qu'ils deviennent nos égaux quelque part. Etonnant branle-bas avec le bus, scène téléphonée, inquiétant silence après. Tout n'est pas dit mais on devine aisément. Curieux que les deux héroïnes du film ne se rencontrent pas. Eloge de co-location en grande ville pour les nouveaux installés... Chacun pourra se reconnaître dans les codes sociaux, ce qu'on montre de soi, ce sur quoi on met un couvercle, la moutarde qui monte au nez face aux insistances, ces profondes différences de valeurs et de ressenti entre hommes et femmes... Bien des émotions, mais il faut être bien frais et dispos... Plus que l'amour de l'argent pour lui-même, à mon avis c'est davantage une question de survie qui forcerait de nos jours à se colleter en famille pour des histoires immobilières, cet acompte si difficile à dégotter, un souci qui s'évapore au prix fort dans ce film très intimiste...





 La vie et un peu plus


Déposé par seb2612 le 25/06/2008 

 

Un très beau film, à l'histoire simple et touchante. Mais l'originalité du film repose sur des techniques de tournage et de montages qui peuvent parfois troubler mais donne une force supplémentaire à ce film. Très vite l'on ressent le sentiment de vivre avec Adela et les autres. De l'accompagner au quotidien.





 destins


Déposé par coussine le 12/06/2008 

 

film qui traite le portrait de la vie de 4 femmes cofrontées à la maladie;à la mort, au travail et à l'amitié. Elles ne sont pas riches et leurs problèmes ressemblent à ceux que beaucoup de gens connaissent. Le décor est très simple mais l'image coupée en 2: c'est un peu destabilisant. Personnellement, je l-ai trouvé trop long mais plein de sincétité et d'émotions.





 un chef d'oeuvre


Déposé par corrio le 11/06/2008 

 

Attention, ce film, présenté dans la sélection Un certain regard de Cannes 2007, ne peut pas être conseillé à tous les publics, des cinéphiles même très avertis pouvant renâcler devant un film très lent, d'une durée dépassant les 2 heures, tourné pratiquement uniquement en plans fixes et sans accompagnement musical. Par contre, quand on entre dans l'univers du réalisateur, ce film s'avère toucher au chef d'oeuvre. Quant à ce qu'il évoque, excusez du peu : les attentats de Madrid, la mort d'un enfant, la mort de sa mère, le cancer, ... Pas gai, j'en conviens, mais des sujets importants. Comme dans "Un conte de noël", de Desplechin, ce film aborde de front les conflits qui peuvent exister au sein d'une famille. Mais ici, tout est crédible, on ne fait pas dans la prétention et dans l'esbroufe. Comme dans "un conte de noël", on voit des interprètes s'adresser au spectateur. Mais contrairement au film de Desplechin où cela sonnait très artificiel, il s'agit ici d'un gimmick de réalisation très astucieux. En fait, souvent, l'écran est partagé en 2 parties et, lorsqu'il s'agit de 2 personnes qui se parlent face à face, on voit l'une d'elle de profil dans une moitié de l'écran et l'autre de face dans l'autre moitié. D'où, pour cette personne, l'impression qu'elle s'adresse au spectateur. Il faut savoir que ce film, dans lequel tous les acteurs sont prodigieux, a réussi l'exploit de truster les récompenses lors des derniers Goya, l'équivalent espagnol des Cesar. Pas mal pour un film dont il faut savoir qu'il est aux antipodes des productions d'Almodovar. Un seul conseil : courrez voir ce film magnifique et laissez vous prendre par sa magie.








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