
Les cybereporters ne semblent pas vraiment s’entendre sur ce film. Si certains sont très enthousiastes comme Kenren pour qui Lascars est un "excellent film" ou bodhiva qui a apprécié ce portrait "plein de réalisme", d’autres ont eu plus de mal à s’immerger dans cet univers comme islander qui a mis du temps à prendre ça "sur le ton de l’humour". Pour Riton32 c’est carrément la déception, n’ayant pas du tout réussi à "sympathiser avec ces banlieusards losers".
Côté critique on retrouve le même genre de clivage. En donnant une "image juste" (Télérama) de la vie des quartiers, le tout porté par des dialogues qui "cassent la baraque" (Métro), Lascars à su, selon L’express, montrer que "l'animation française est capable du meilleur". Les Inrockuptibles sont moins convaincus, jugeant la technique d’animation "pas aussi fluide" que celle des experts américains. Même constat pour Libération qui déplore de surcroît une approche "caricaturale" de la vie dans les banlieues.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Avec ses situations cocasses sur fond de destruction massive, ce cartoon, acclamé à la Semaine de la critique de Cannes, est tout simplement jubilatoire.
Un long-métrage d'animation pour adultes, inspiré par les sketchs à succès de Canal +. Action, dérision, visuel urbain et rythme hip-hop. Il faut juste ne pas craindre la vulgarité.
Drôle, en phase avec son époque, porté par une formidable bande-son rap, Lascars est une excellente surprise dans le paysage de l'animation française, et même, plus généralement, de la comédie. [...] Chaque élément du film est une réussite, et l'ensemble fonctionne au poil.
Notre seul bémol concernerait la technique d’animation, pas aussi fluide et parfaite que chez les champions américains du genre. Cela n’empêche nullement Lascars de pulser et de garder le flow pendant une heure et demie, secouant le spectateur de rire et d’envie de bouger.
Jobs d'été, amourettes, embrouilles avec les dealers et démêlés avec la justice : leurs aventures brassent toutes sortes de quiproquos et de situations burlesques au rythme du hip-hop signé Lucien Papalu. Servis par des dialogues fleuris, montrant que la richesse de la langue française se trouve aussi dans cet univers de béton, Les Lascars confirment que l'animation française est capable du meilleur.
Si fracture sociale il y a, les Lascars en sont la parfaite illustration, résolument caricaturale au point qu’elle suscitera pour les mêmes raisons l’hilarité chez les uns et la perplexité chez les autres. Assommante et pas très belle à regarder (personnages 2D sur fond de décors 3D), la version ciné est gonflée par les voix de Vincent Cassel, Diane Kruger, Omar et Fred ou Diam’s.
Des barres HLM aux barres de rire, il n’y a qu’un pas que l’on franchit avec plaisir, tant les dialogues cassent la baraque.[...] Pas besoin non plus d’avoir grandit à Aubervilliers, ni d’avoir appris par cœur la méthode Assimil du Verlan, le film est accessible à tous, et on ne s’en privera pas…
Loin d'être un simple produit d'appel sur l'affiche, le chœur des voix connues (Vincent Cassel, Omar et Fred, etc.), très cohérent, laisse parler son amour de la cité, dont le film réussit à donner une image juste : ni trop angélique, ni trop dure. Ces Lascars-là au cinéma, franchement, ça fait « zizir » !