
Quand le réalisateur de Deux sœurs et A Bittersweet life s’attaque au western ça dépote et ça ne laisse personne indifférent. Pour certains, comme cippacometa, l’outrance pétaradante de Kim Jee-woon est "à éviter soigneusement" et ne cache pas "un scénario d’une pauvreté exemplaire".
De son côté la presse a goûté pleinement ce "western mandchou foutraque et drôle" (Les Inrocks) dont Télérama est sorti "lessivé mais euphorique". Un peu secoué, Libération note toutefois que "si les inconditionnels du genre y trouveront leur compte, l’écœurement n’est jamais loin".
Pour xmrxjp, "déjanté" semble le qualificatif le plus adapté. Et si islander est "resté sur sa faim", chaplinphile ne tarit pas d’éloge sur ce qu’il considère comme "le film d’action grand guignol de l’année". A déguster sans modération entre deux kimchis bien relevés.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
Les Coréens ont fait un triomphe à ce délire virtuose qui met la tête à l'envers et le sourire aux lèvres.
Non content de se livrer à un hommage direct au film de Sergio Leone, le réalisateur maîtrise de bout en bout sa chasse au trésor, suspense pourtant vu et revu, et qui paraissait de prime abord élimé jusqu'à la corde. [...] Le cinéaste de A Bittersweet Life signe ici un hallucinant western oriental, dont la virtuosité n'a d'égale que son ironie et sa générosité.
Pas de doute, on en prend plein les yeux, et plein les oreilles. Kim Jee-woon ne propose ici rien de plus qu'un beau divertissement populaire (le film sort d'ailleurs en France à la fois en coréen et en français). Mais dans le genre, son film est une belle réussite.
Quand le film d’arts martiaux chinois croise le western-spaghetti, cela donne un western mandchou foutraque et drôle.
Servi par trois des plus grands acteurs de son pays, dont Song Kang-ho, drôle et génial dans le rôle du fou, le réalisateur de A Bittersweet Life(2006) filme une épopée totalement folle, virtuose, spectaculaire et distrayante. Ce qui convient parfaitement à l'époque.
Si les inconditionnels de l’action y trouveront leur compte, l’écœurement n’est jamais loin. Sans réelle surprise, on y tire autant de coups de feu qu’au Chemin des Dames, on y détruit des décors qui ont manifestement coûté cher et l’armée japonaise subit de lourdes pertes. Les survivants, eux, en sortent un brin barbouillés.
On en ressort lessivé mais euphorique.