
Dans la famille Makhmalbaf, la fille. Sœur de réalisatrice, fille du réalisateur et producteur Moshen et de la scénariste et réalisatrice Marzieh Meshkini, le destin d'Hana devait s'écrire naturellement dans le cinéma. Et sur un cahier plus précisément, mais pas un "cahier de vacances" comme le souligne Les Inrockuptibles.
Au cœur du récit, la jeune réalisatrice de 19 ans montre qu'en Afghanistan, la route vers "l'éducation" et "l'émancipation" n'y est pas "évident". Hana vise juste selon Le Monde en pointant du doigt "le mensonge ontologique qui fonde tout régime autoritaire".
Sur le fond, la critique est séduite, sur la forme en revanche Télérama regrette qu'Hana "joue parfois un rien trop, sur l'émotion suscitée par les visages d'enfant", même si celui de Baktay, 6 ans et héroïne du film, contribue d'après L'Express à "dire et montrer".
Cinéma d'auteur, le public ne se bouscule pas à l'entrée des salles obscures pour Le cahier. Ce que déplore le Cityreporter ben38, pour qui le film est la "1ère grande surprise" cinématographique de 2008. "Authentique, intelligent et accessible", Le cahier est selon lui le "film référence" de Makhmalbaf.
Attention : les notes des critiques de presse sont harmonisées selon un barême propre à Cinéfil, attribuant des notes de 1 à 5 étoiles, ceci pour nous permettre de calculer une note moyenne.
(...) Hana Makhmalbaf évite le folklore, et montre qu'elle vise juste : elle met le doigt sur le mensonge ontologique qui fonde tout régime autoritaire.
Si bien sûr, la route vers l’éducation et donc l’émancipation de l’héroïne, sont au cœur du film, Makhmalbaf piège suffisamment le sujet. Rien n’y est évident, et Le Cahier ne fait pas que la promo des cahiers de vacances.
Ce qui tient le film debout, c'est tout autant l'obstination de Baktay, au visage dévoré par des yeux curieux de la vie, que celle de Hana Makhmalbaf, qui tient son sujet à hauteur citoyenne, poussée par le désir impérieux de dire et de montrer.
Comme tous les Makhmalbaf, Hana joue, parfois un rien trop, sur l'émotion suscitée par les visages d'enfant (...) pour en célébrer la beauté, l'humilité, la fragilité.