
Un très joli film, drôle, rythmé et intelligemment léger, qui met en scène un sexagénaire, Gianni, aux prises avec sa vieille, très vieille mère, quasi centenaire, mais en pleine forme, laquelle use et abuse de ce fils selon son bon vouloir : il est tour à tour conteur, cuisinier ou garde-malade, la nuit. Endetté jusqu'au cou, le brave Gianni accepte un deal : s'occuper de la mère de l'administrateur de la copropriété le jour de la fête nationale, et voir annuler sa dette...Mais voilà, il devra faire preuve de plus d'abnégation encore : comment refuser à un ami, de service à l'hôpital, de lui garder sa mère et sa tante? Quatre mamies, chacune avec une personnalité bien trempée, ce qui fait tout le charme de ce film : derrière chaque vieille dame sommeille la jeune fille qu'elle était hier : la fêtarde, coquette et délurée, qui boit et qui fume, la sentimentale, qui se revoit enfant, avec sa grand-mère, ou encore la gourmande, qui adore le gratin de pâtes...Le grand âge n'est pas uniforme, et aucune ne renonce aux plaisirs de la vie, quels qu'ils soient...Réussi, et très divertissant...
Film étonnant plein de fraîcheur et d'optimisme... intimiste, il n'empêche en aucun cas les moments festifs et les débordements de générosités comme a su si bien nous retranscrire le cinéma italien des années 70.
Ce joli film montre avec une drôlerie douce amère (Camomille et Châblis!!) la vie d'un vieux garçon qui se voit confié la garde des mamans vieillissantes de ses connaissances.... en plus de la sienne. Regards tendres sur le refus de la solitude et ces femmes pleines de caractère.
Un petit film court et bien écrit c'est suffisamment rare pour être signaler. Mais quand en plus, il traite d'un sujet difficile, la solitude des personnes du 3ème age et la difficile relation avec leurs enfants, avec humour, tendresse et justesse il faut s'y précipiter. Cette comédie italienne, tombe toujours juste tant dans le portrait de vielles dames qui n'ont pas encore lâché la rampe et veulent continuer à vivre, que dans celui des fils exaspérés par ces mères envahissantes mais pour lesquelles ils éprouvent amour et sens des responsabilités. Bon déjeuné à tous.
Musique aux cordes envoûtantes... Voici Gianni faisant ses emplettes. C'est un fringant sexagénaire qui vit avec Maman sans rouler sur l'or, dommage qu'il soit un peu porté sur le Chablis... Voilà qu'il accepte d'autres vieilles dames chez lui le week-end le plus "mort" de l'année... S''arranger de chipies avec chacune leurs péchés mignons, tandis que le syndic va prendre du bon temps avec une jeunesse... Le copain médecin est appelé histoire de vérifier que le coeur de notre hôte tiendra le coup... La bonne tête de Gianni de Gregorio, son dilettantisme de façade, font qu'on rêve de se joindre au groupe féminin chouchouté, quatre personnages impossible à confondre, dont la blonde Marina, une indépendante comme on n'en fait plus. Scénariste et assistant réalisateur confirmés, Gianni de Gregorio (dont c'est le premier film !) possède la patte des grands de la comédie italienne et rappellerait aussi quelques ambiances argentines plus récentes ("Bonbon el Perro" par exemple...). Savoir amener un moment grandiose (ce déjeuner du quinze août) à partir de trois fois rien.
Une merveille de cinéma italien comme on l'adore. Un metteur en scène qui tourne dans le propre appartement où il vit, avec ses propres amis, dans une comédie douce et sentimentale où l'on découvre son Rome à lui, un régal absolu, prix du public à Angers comme à Montpellier cette année, un régal !
Une histoire toute simple, dont on pourrait craindre qu'elle ne devienne ennuyeuse et puis non, on tombe sous le charme de ces vieilles dames, tellement attendrissantes, qui retrouvent si facilement une âme de petite fille. Elles sont si fraiches, si naturelles, si justes dans leur interprétation de cet âge dit "grand". Je les ai toutes adorées, chacune avec ses qualités, ses défauts, ses petites mesquineries. Vraiment charmantes. Et que dire du fils, tellement nonchalant, si bien campé, vraiment à la hauteur de ces vieilles dames parfois indignes, mais tellement tendre lui aussi. L'interprétation est vraiment excellente. Un vrai bon moment, simple, reposant, qui prête aussi à réfléchir sur la cohabitation des générations. Et puis le plaisir de retrouver le cinéma italien d'il y a trente ans. Vrai bonne surprise et vraiment sous le charme.
j ai adoré.les petites mémés sont trop exellentes.Le rôle du fils, lui est fabuleux.Ce quinqua légérement porté sur la bouteille,gentil est calme à souhait,qui s inquiète de sa santé.C est fabuleuxtout simplement a voir
L' Italie des années 60 et 70 a donné de grands films et son souvenir nous reste bien gravé pendant ces années où on ne voit plus d' oeuvres de ce pays. Le film le Déjeunner du 15 Août nous permet de retrouver ce pays magnifique du cinéma et cette fois à la Ville Eternelle. Pendant les jours du 15 Août, tous les pays connaissent la paralysie totale et les personnes seules ou âgés en subissent les conséquences. Dans cette oeuvre, on voit bien la coëxistence de personnes âgés qui se retrouvent pendant ces jours pénnibles. La gentillesse du personnage Giovanni et son caractère humain met non seulement ces vieux personnages à l'abri de ce redoutable jour férié, mais il leur permet aussi de revivre les sensations surtout psychiques de leur passé. En effet, ses derniers sont parvenus à dépasser leurs réticences et vaincre l'obstacle de leurs différences et de créer une nouvelle liaison amicale entre eux. Ce qui est génial de ce film, c'est son dévéloppement psychologique qui est comique et agréable à suivre. les images représentent ce qui est dans ce film: Les décors des années 70, nous font penser à l'époque de gloire du cinéma italien, les formes peu définies de la ville de Rome au caractère désagréable du 15 Août, puisque on est seul, et l'intérieur de la maison de Giovanni nous fait sentir la chaleur de son coeur.
Présenté comme une comédie italienne des années 70, ça en a la musique, ça en a le mode de réalisation, ça semble en avoir le rythme et le début d'une dérision et puis... et puis... rien ! Rien qui puisse rivaliser avec ce cinéma là drôle, cynique, amer et oh ! Combien émouvant. Ce "déjeuner" là va vous rester sur l'estomac !
L'idée de départ était séduisante mais mal exploitée. En fait, quand on a lu le résumé du film, on en sait l'essentiel. Dommage donc ne pas avoir exploré certaines pistes du scénario, on reste sur sa faim (si l'on peut dire car ça donne envie quand même de cuisiner des pâtes...au parmesan !). Néanmoins acteurs sympatiques et puis un film mettant en vedettes des actrices de 70 ans et +, il n'y en a pas tant que ça !...
Un film qui tente de renouer avec le grand cinéma à thème italien et qui y réussit très bien. Les dialogues ne sont pas d'une grande finesse littéraire, quelques longueurs gâchent l'ensemble. Ca reste un film acceptable que je ne regrette pas d'avoir, ne serait-ce que pour les enseignements philosophiques qu'on en retire et pour le plaisir d'entendre la langue de Dante.
Scénariste de Gomorra, Gianni Gregorio se lance dans la réalisation, tout en jouant le rôle principal de son film. Très court, un scénario sympa, ce film devrait enchanter le spectateur : embringué dans des histoires de dette avec pas mal de monde dont le syndic de son immeuble, il se voit contraint de "garder" 4 petites vieilles, dont sa propre mère, pendant quelques jours. Cela aurait pu faire un bon moyen métrage de 40 minutes. Les 75 minutes du film paraissent très longues, d'autant plus que le réalisateur s'amuse à compliquer une réalisation qui aurait gagné à être simple. On notera la ressemblance troublante du réalisateur/acteur avec Balkany, l'ineffable maire de Levallois.
Gianni vit avec sa mere sans bcp de ressources alors qd le syndic lui demande de garder quelques mémés pour payer sa dette il ne peut qu'accepter. Au début c'est l'horreur mais au final c'est une belle leçon sur la solidarité que nous devrions tous avoir envers nos anciens.
Un homme vit avec sa vielle mère, le week-end du 15 août, plusieurs personnes lui demandent d'héberger leur mère. A travers, des portraits un peu caricaturaux, est posé le probléme des personnes âgées. Bizarrement, ce sont uniquement des hommes qui demandent l'hospitalité pour leur mère.... Les vieilles femmes sont filmées sans concession.
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