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France - 2006 - 1H40 -
Genre : Comédie dramatique
Tout public Date de sortie : 09/01/2006 Un film de : Emmanuel Bourdieu Avec : Dominique Blanc, Thomas Blanchard, Jacques Bonnaffé, Natacha Regnier, Alexandre Steiger, Thibault Vincon, Malik Zidi Site Officiel |
Grand Prix de la semaine de la critique en 2006
Eloi et Alexandre rencontrent André, l'étudiant le plus brillant de l'amphi. En échange de son amitié, André leur demande une totale loyauté envers lui. Eperdus d'admiration, Eloi et Alexandre se soumettent de leur mieux à cette discipline rigoureuse. Jusqu'au jour où André les quitte, prétextant avoir décroché une bourse d'études aux USA.
Festival de Cannes 2006 :Grand Prix de la semaine de la critique ; Prix de la SACD ; Grand Rail d'or.
Ces amitiés maléfiques-là n'ont d'amitié et de maléfique que leur nom ! Plutôt de simple relations de camaraderie entre étudiants d'une même section, quant au côté vénéneux il y a juste un mythomane parmi eux qui finit, comme le remarque si bien Poison Friend, par se faire du mal à lui-même plutôt qu'aux autres. Peut-être la question est-elle de savoir si ces amitiés ne sont pas maléfiques avant tout pour lui ? Après, l'inconséquence du scénario et le manque de profondeur en décevront certainement certains. Pourquoi le "manipulateur" (Mamaaan j'ai peur) s'acharne-t-il autant à assurer l'avenir de ses camarades en laissant le sien aller à vau l'eau (voir la scène finale au restaurant où il explique le pourquoi de son mensonge) ? Reste qu'on passe tout de même un moment agréable, l'esthétique audio-visuelle étant particulièrement soignée, et l'ambiance raffinée de boudoir intellectuel parisien fort proprement évoquée.
Présenté à Cannes dans le cadre de la Semaine de la Critique, "les amitiés maléfiques" suit le parcours de trois étudiants en lettre, les deux plus jeunes, Eloi (Malik Zidi) et Alexandre (Alexandre Steiger) tombant petit à petit sous la coupe intellectuelle et "morale" d'André (Thibault Vinçon), un peu plus âgé, celui que leur prof principal (joué par Jacques Bonnafé) considère comme son meilleur étudiant. Petit à petit, la véritable personnalité d'André va apparaître au grand jour. Ce film démarre très bien, puis ronronne un bon moment avant de se terminer de façon très forte. Il dépeint très bien l'emprise et la fascination que des êtres peuvent exercer sur d'autres êtres, surtout au moment de l'arrivée à l'âge adulte. C'est un film très français, en particulier au niveau des dialogues et des réflexions (philosophiques ou pseudo-philosophiques). Certains à Cannes l'avaient même trouvé prétentieux. On notera la présence d'Eugène Green (le réalisateur de "Le monde vivant" et "le pont des arts") dans un petit rôle. Quant à la B.O., c'est un régal, aussi bien la musique écrite pour le film que les extraits de "la messe en si" de Bach et les chansons du groupe Herman Dünne.
Césars 2007 | Lauréat pour : | César du meilleur espoir masculin |
