Les compagnons de la marguerite : critiques des internautes

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Les compagnons de la marguerite

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 Divorcer en 1967: une gageure !


Déposé par David-H le 05/11/2008 

 

Poursuivant mon parcours – chronologique ! - de la longue filmographie de Jean-Pierre Mocky, je n’ai malheureusement pu voir le film succédant à ”La Grande Frousse” (”La Cité de l’indicible peur”), à savoir ”La Bourse et la vie”, visiblement inexistant en DVD malgré la présence de Fernandel. Serait-ce la faute aux difficiles héritiers de ce dernier ? Peut-être… J’ai donc effectué un petit bond dans le temps, en scrutant ”Les Compagnons de la Marguerite” film que je ne connaissais que de nom. Et il m’a plu, malgré une première moitié de film bien plus captivante que la seconde. Mais encore une fois, Mocky parvient à couvrir les imperfections de son film par son scénario original et un casting incroyable, jusqu’aux rôles les plus mineurs. A nouveau, Francis Blanche se fond dans un personnage de flic drolatique à souhait, tandis qu’on succombe face à celle qui campe sa femme, Paola Pitagora, sorte d’Anouk Aimée italienne que les puristes ont certainement remarqué dans ”Kapo” ou dans ”La Viaccia”. Une actrice qui reste toujours très connue dans son pays. Expert en rénovation de vieux manuscrits, Jean-Louis Matouzec (Claude Rich, dans la même année qu’”Oscar”), utilise ses talents de faussaire pour modifier les registres de l’état civil pour faciliter son divorce avec une femme (Catherine Rich, la sienne dans la vie !) qui ne le désire plus, bien trop obnubilée par la… télévision. Ce qui au passage, préfigure ”La Grande Lessive”, critique virulente de la petite lucarne qui sera le film suivant de Mocky. Falsification de documents manuscrits, divorce compliqué: cette histoire se déroulant à la fin des années soixante peut aujourd’hui nous sembler anachronique, où dans les ordinateurs ont pris le dessus sur l’administration, et où les divorces se comptabilisent autant que les unions sacrées. Mais voilà, au moment du film, Mocky venait lui-même de divorcer de la jolie Véronique Nordey, et l’homme s’est semble-t-il lui-même rendu compte des complications d’une séparation. Un réalisateur qui par ailleurs, a été aussi victime de l’administration, son père ayant modifié sa date de naissance (1929 au lieu de 1933 !) pour le faire voyager en bateau ! Une farce qui démarre en trombe, qui nous offre ensuite une pléiade de situations drôles, mais qui se perd finalement dans plusieurs séquences inutiles. D’où une qualité d’ensemble moindre qu’”Un drôle de Paroissien”, par exemple. Bien que le film reste à ce jour l’un des plus gros succès publics de Mocky.








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